Publié le 22 février 2026. Le virus chikungunya, longtemps confiné aux régions tropicales, se propage désormais en Europe, avec une augmentation notable des cas en France et en Italie, en raison de l’adaptation du moustique tigre aux climats plus frais et de l’influence du réchauffement climatique.
Plus de 800 cas de chikungunya ont été recensés en France au cours de l’année écoulée, tandis que l’Italie a également enregistré plusieurs centaines d’infections, selon des informations rapportées par SVD.
La propagation de ce virus débute généralement avec le retour de voyageurs infectés des zones tropicales. Ces voyageurs sont ensuite piqués par des moustiques tigres locaux, qui agissent comme vecteurs et transmettent l’infection.
Une étude récente menée par le Centre britannique d’écologie et d’hydrologie (UKCEH), et publiée dans Interface du Journal de la Royal Society, révèle que le moustique tigre asiatique est capable de transmettre le chikungunya à des températures plus basses qu’on ne le pensait. Le seuil de transmission se situe désormais autour de 13 à 14 degrés Celsius, soit environ 2,5 degrés Celsius de moins que les estimations précédentes.
Le réchauffement climatique contribue également à prolonger la période d’activité des moustiques, augmentant ainsi le nombre de semaines, voire de mois, pendant lesquels le virus peut se propager localement.
« Il y a vingt ans, tout le monde vous aurait traité de fou si vous aviez dit que nous allions attraper le chikungunya en Europe : c’est une maladie tropicale. Aujourd’hui, tout a changé. »
Steven Blanc, UKCEH, cité par The Guardian
Le virus chikungunya a été identifié pour la première fois en Tanzanie en 1952 et était initialement considéré comme une maladie exclusivement tropicale. Cependant, l’évolution de sa propagation témoigne d’une adaptation croissante aux climats tempérés.