Publié le 2025-10-20 07:47:00. Un fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a été remis en question dimanche suite à des frappes aériennes israéliennes meurtrières à Gaza. L’ancien président américain Donald Trump a affirmé que cet accord était toujours en vigueur, tandis qu’Israël a déclaré avoir rétabli les hostilités après une attaque du Hamas ayant causé la mort de deux soldats israéliens.
- Des frappes israéliennes ont causé la mort de 26 personnes à Gaza selon les autorités locales.
- Israël a réagi à une attaque du Hamas qui a coûté la vie à deux de ses soldats.
- Des efforts diplomatiques intenses sont en cours pour éviter une escalade majeure du conflit.
La situation à Gaza s’est brusquement dégradée dimanche, mettant à rude épreuve le cessez-le-feu entré en vigueur il y a dix jours. Après une attaque attribuée au Hamas, qui a entraîné la mort de deux soldats israéliens, l’armée israélienne a mené une série de frappes aériennes d’envergure sur la bande de Gaza, tuant 26 Palestiniens selon les autorités locales. Israël a par la suite annoncé le rétablissement du cessez-le-feu, laissant planer une incertitude sur la gravité de l’escalade.
Interrogé par la presse dimanche, l’ancien président américain Donald Trump s’est montré catégorique : « Oui, c’est vrai », a-t-il affirmé, confirmant la persistance de l’accord de trêve. Cette déclaration intervient alors que les tensions étaient déjà vives ces derniers jours, notamment en raison d’un différend concernant la restitution des dépouilles de 28 otages décédés détenus par le Hamas. Israël accuse le groupe islamiste de retarder ces restitutions, en violation des termes du cessez-le-feu.
Les responsables palestiniens à Gaza ont de leur côté accusé Israël d’avoir violé le cessez-le-feu à 48 reprises depuis sa signature, entraînant la mort de dizaines de Palestiniens. Ces accusations font écho aux frappes israéliennes qui ont touché, selon les forces israéliennes, des infrastructures militaires et des tunnels, notamment dans la ville de Rafah, dans le sud, et à Beit Lahia, dans le nord. Le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahu, a ordonné à l’armée de prendre des « mesures énergiques » contre toute violation, sans toutefois évoquer un retour immédiat à la guerre, contrairement aux demandes de ses alliés d’extrême droite.
Dans ce contexte tendu, des hauts responsables américains, dont potentiellement le vice-président, devraient se rendre en Israël dans les prochains jours. Cette visite est perçue par les observateurs comme une tentative d’inciter Binyamin Netanyahu à respecter l’accord négocié à Charm el-Cheikh. Parallèlement, un haut responsable égyptien a fait état de contacts « 24 heures sur 24 » visant à désamorcer la situation, alors que les puissances régionales s’efforcent de consolider le fragile cessez-le-feu.
L’aide humanitaire à Gaza, déjà précaire, pourrait être affectée par les nouvelles restrictions. Des informations médiatiques israéliennes et des agences de presse internationales ont fait état d’une suspension de l’aide « jusqu’à nouvel ordre », décision qui n’a pas été officiellement confirmée par Israël. Plus tôt dimanche, l’ouverture du passage de Rafah avec l’Égypte avait été annoncée comme fermée « jusqu’à nouvel ordre », une mesure qui avait déjà suscité une condamnation internationale la semaine précédente. Ces restrictions accentuent les souffrances des habitants de Gaza, où la famine a été déclarée dans certaines zones et où le manque de carburant et de fournitures médicales est criant, particulièrement dans le nord du territoire dévasté.