Home Économie C’est désormais la question la plus importante concernant l’intelligence artificielle

C’est désormais la question la plus importante concernant l’intelligence artificielle

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Publié le 17 février 2024 21:30:00. La Réserve fédérale américaine (Fed) observe de près l’impact potentiel de l’intelligence artificielle (IA) sur la productivité et l’inflation, s’inspirant des leçons tirées de l’essor de l’informatique dans les années 1990. La banque centrale américaine doit déterminer si la croissance économique actuelle est un signe d’inflation ou une amélioration de la productivité.

  • La Fed étudie l’impact de l’IA sur la productivité, constatant jusqu’à présent peu de preuves macroéconomiques significatives.
  • Elle s’inspire de la politique menée par Alan Greenspan dans les années 1990, où les investissements informatiques étaient sous-estimés dans les données de productivité.
  • La Fed envisage de dialoguer directement avec les entreprises pour mieux comprendre les effets de l’IA sur l’économie.

La question de l’impact de l’intelligence artificielle sur l’économie américaine est au cœur des préoccupations de la Réserve fédérale. Mary Daly, une des banquiers centraux de la Fed, a souligné mardi lors d’une conférence à l’Université d’État de San Jose que, pour l’instant, les études macroéconomiques ne montrent pas d’impact significatif de la technologie sur la productivité.

Cette observation intervient alors que l’administration Trump affirmait déjà que le processus d’investissement dans l’IA était en cours. Certains économistes estiment que ces investissements pourraient stimuler la productivité, à l’image de ce qui s’est passé dans les années 1990 avec la diffusion des ordinateurs et des logiciels, une période de croissance rapide conjuguée à une inflation maîtrisée.

Cependant, selon Mary Daly, il est crucial de déterminer si la croissance économique plus rapide actuelle est le signe d’une inflation galopante ou le résultat d’une amélioration de la productivité. Pour prendre cette décision, la Fed doit s’inspirer de la stratégie adoptée par Alan Greenspan dans les années 1990. À l’époque, Greenspan avait estimé que les données de productivité ne reflétaient pas fidèlement l’impact réel des investissements informatiques. Il avait alors opté pour le maintien de taux d’intérêt bas, une décision qui s’est avérée judicieuse avec le recul.

« Jusqu’à présent, la plupart des études de productivité au niveau macro trouvent peu de preuves que la technologie a un impact significatif. »

Mary Daly, banquier central de la Fed

Une situation similaire pourrait se produire avec l’intelligence artificielle, selon Daly. Par conséquent, la Fed ne doit pas se contenter des données nationales agrégées, mais doit également engager un dialogue direct avec les entreprises et examiner les liens complexes qui structurent l’économie américaine.

Mary Daly n’a pas commenté mardi l’orientation actuelle de la politique monétaire. Elle avait précédemment soutenu la décision de la Fed de maintenir son taux d’intérêt directeur entre 3,50 et 3,75 pour cent. Elle a toutefois souligné qu’il existe également des arguments en faveur d’une baisse des taux afin de soutenir le marché du travail, où les salariés sont confrontés à un rétrécissement des opportunités et à une diminution de leur pouvoir d’achat.

Source de l’image de couverture : Shutterstock

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