Publié le 22 octobre à 07h55. Nicolas Sarkozy a passé sa première journée derrière les barreaux de la prison de la Santé à Paris, une épreuve que son avocat décrit comme « terrible » mais surmontée par l’ancien président. La nouvelle de son incarcération, suite à sa condamnation dans l’affaire des financements libyens, a suscité une vive émotion.
- Nicolas Sarkozy a été placé en détention à la prison de la Santé, à Paris, le mardi 21 octobre.
- Son avocat, Me Jean-Michel Darrois, a décrit une première journée difficile mais surmontée par son client.
- Une demande de remise en liberté a été déposée, et l’ancien président a également fait appel de sa condamnation.
Selon son conseil, Me Jean-Michel Darrois, Nicolas Sarkozy a réussi à « surmonter » cette première journée en prison, une expérience qu’il qualifie de « terrible ». « Ça m’a stupéfait, bouleversé. Mais je sais qu’il va tenir le coup et qu’il ressortira combatif », a confié l’avocat aux journalistes à la sortie de l’établissement pénitentiaire. L’avocat, qui se dit « ami depuis longtemps » avec son client, a également partagé son émotion face à cette situation, admirant la « force » et « l’optimisme en l’avenir » de l’ancien chef de l’État.
Me Darrois a précisé que Nicolas Sarkozy, condamné à cinq ans de prison ferme dans le cadre de l’affaire des financements libyens, a passé son temps à faire du sport et à commencer la rédaction de son livre. Il a également eu un parloir avec son épouse, Carla Bruni. « S’il se fait du souci pour quelque chose, c’est pour sa famille », a ajouté son avocat. Il a également décrit les conditions de détention, évoquant une cellule de 9 m² dans un environnement bruyant, où « tous les prisonniers font du bruit, ils hurlent, ils tapent entre les murs ». « Ce n’est pas le Club Méditerranée ici », a-t-il souligné.
L’équipe juridique de Nicolas Sarkozy n’a pas tardé à agir et a déposé une demande de remise en liberté dès le début de sa détention. Bien que la procédure puisse prendre jusqu’à deux mois, Me Darrois espère une audience « dans le mois », en fonction de l’encombrement de la cour d’appel. Parallèlement, Nicolas Sarkozy a fait appel du jugement rendu le 25 septembre dernier, réaffirmant ainsi sa présomption d’innocence.
Une autre échéance importante est fixée au 26 novembre, date à laquelle la Cour de cassation se prononcera sur son recours dans l’affaire dite « Bygmalion », concernant le « financement illégal » de sa campagne électorale de 2012. Selon la décision de la Cour de cassation, Nicolas Sarkozy pourrait être rejugé dans cette affaire, ou sa condamnation en appel à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pourrait devenir définitive.