Publié le 2025-10-21 11:05:00. À l’issue du Grand Prix des États-Unis, George Russell a vivement critiqué le format actuel des courses de Formule 1, estimant que le spectacle se résume désormais aux qualifications et au premier virage, en raison d’une usure des pneus quasi inexistante et d’une homogénéité des performances accrue.
- George Russell estime que la Formule 1 manque de spectacle et que les courses se jouent principalement au départ.
- Le pilote Mercedes a terminé sixième à Austin, après avoir perdu une position au départ et s’être retrouvé dans l’incapacité de remonter significativement.
- Selon lui, l’absence d’usure des pneus et le resserrement des performances entre les équipes éliminent la stratégie et les dépassements.
George Russell, pilote pour l’écurie Mercedes, a exprimé un profond mécontentement quant à la dynamique des Grands Prix actuels après l’épreuve texane. Sixième à l’arrivée, il a payé le prix fort d’une position perdue dès le départ. Dans un contexte où la majorité des concurrents ont opté pour une stratégie à un seul arrêt, les opportunités de remontée se sont avérées rares et difficiles pour le pilote britannique.
Ce constat rejoint la domination de Max Verstappen, qui s’est imposé une 13e fois cette saison, confirmant la tendance des polemen à convertir leur position de tête en victoire. Russell a d’ailleurs souligné cette réalité face aux micros de Sky Sports F1 :
« La Formule 1 ressemble de nos jours à une course jusqu’au premier virage. L’usure des pneus est minime, et il n’y a que trois dixièmes d’écart entre la voiture la plus rapide et la voiture la plus lente du top six. »
George Russell
Il a ajouté :
« Il faut généralement au moins une demi-seconde pour dépasser. Donc, si j’étais sorti troisième du premier virage, j’aurais été sur le podium aujourd’hui. Au lieu de cela, je suis parti sixième et j’ai terminé sixième. »
George Russell
Devant la presse écrite, le pilote a développé sa pensée, désignant l’âge des pneumatiques comme le principal coupable de cette raréfaction des dépassements. Ce problème est, selon lui, exacerbé par la convergence des performances entre les écuries de pointe. Red Bull, McLaren, Mercedes et Ferrari affichaient des rythmes très proches, comme en témoigne l’écart d’à peine une demi-seconde séparant les six premiers lors de la séance de qualification.
Russell a précisé :
« Le problème est que les pneus ne s’usent pas. Il n’y a pas une énorme différence entre les gommes de différents âges. Il faut une demi-seconde pour dépasser sur chaque circuit, et c’est pour cela que nous ne voyons pas d’échanges de position. Je ne me souviens pas de la dernière course où nous avons effectué deux arrêts aux stands. »
George Russell
Toutefois, George Russell s’est montré prudent dans sa critique envers Pirelli. Il reconnaît la haute performance des gommes fournies par le manufacturier italien, qui permet désormais aux équipes d’envisager des stratégies à un seul arrêt sur la plupart des tracés du calendrier.