Publié le 2024-12-21 10:00:00. La descente du Stelvio à Bormio est considérée comme l’une des plus dangereuses du circuit de ski alpin, marquée par la grave blessure de Cyprien Sarrazin l’année dernière. Les skieurs s’apprêtent à défier ce parcours redoutable ce samedi, avec des sections à plus de 140 km/h et des pentes vertigineuses.
La piste du Stelvio, à Bormio, est un nom qui résonne avec crainte dans le monde du ski alpin. Loin des paysages idylliques souvent associés aux Dolomites, ce parcours est unanimement reconnu comme un véritable défi à la mort. L’ancien skieur allemand Felix Neureuther la décrit sans hésitation comme « la descente la plus brutale du calendrier ».
Les enjeux dépassent largement la simple quête d’une médaille. Ici, chaque virage est une épreuve, chaque réception un pari risqué. « C’est un spectacle grandiose, au même niveau que Kitzbühel ou Wengen… Mais c’est une lutte pour la survie où les athlètes sont poussés à leurs limites physiques », témoigne un observateur.
Le souvenir douloureux de Sarrazin
La dangerosité du Stelvio n’est pas une simple rumeur. Elle est gravée dans la mémoire collective des skieurs, et plus particulièrement dans l’expérience traumatisante vécue par le champion français Cyprien Sarrazin en 2024. Une chute spectaculaire l’a plongé dans un coma de six jours, suite à de graves hémorragies cérébrales.
L’intervention chirurgicale, une craniotomie, a révélé une plaie d’une ampleur considérable, estimée à la taille de trois cartes de crédit. Aujourd’hui, Sarrazin continue son combat pour retrouver son niveau.
Décryptage d’un parcours infernal
Qu’est-ce qui rend Bormio si redoutable ? C’est une succession ininterrompue de difficultés sur deux minutes de course. La piste se caractérise par plusieurs sections clés :
- Le Départ : Une pente initiale à 63% (la plus raide du monde pour un départ de course) qui exige une puissance et une précision immédiates.
- La Carcentine : Un passage glacé et irrégulier, considéré comme le juge de paix de la descente, où la moindre erreur peut être fatale.
- Saint Pierre : Un saut impressionnant de 40 mètres, où les skieurs atteignent des vitesses vertigineuses de 140 km/h à l’atterrissage.
« Il n’y a pas un instant de répit. C’est extrêmement exigeant physiquement, et la surface de la piste reste constamment glacée et accidentée », explique un expert.
Ceux qui parviendront à franchir la ligne d’arrivée indemnes seront déjà considérés comme des héros. Quant au vainqueur, il entrera dans la légende.
La descente du Stelvio est un événement à ne pas manquer, à suivre samedi matin à 11h25 sur France TV, RTS et Eurosport.