Home Économie Cet ETF élimine les sous-performances à petite capitaine

Cet ETF élimine les sous-performances à petite capitaine

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Face à l’instabilité des marchés provoquée par les décisions du président Trump en début d’année, certains investisseurs ont délaissé les grandes capitalisations américaines pour des placements alternatifs. Cependant, une part inattendue de ces capitaux a trouvé refuge au sein des petites capitalisations américaines.

L’indice mesurant ces entreprises a enregistré des afflux massifs. Entre le 3 et le 9 avril, les petites capitalisations ont vu quotidiennement entre 7,2 et 9,5 millions d’euros affluer, pour un volume de transactions moyen de 5,1 millions. Au 8 avril, l’indice avait déjà progressé de plus de 38% depuis le début de l’année, surpassant ainsi de cinq points de pourcentage la performance du S&P 500 sur la même période.

Tous les fonds de petites capitalisations ne se valent pas. Le Russell 2000, par exemple, englobe près de 2 000 titres, tandis qu’un autre fonds, plus sélectif, ne compte qu’environ 1 100 positions. Malgré cette diversification étendue, une telle ampleur peut avoir un coût.

Une stratégie axée sur la qualité pour les petites capitalisations

Afin de capitaliser sur le potentiel des petites capitalisations les plus prometteuses, un ETF a adopté une approche sélective. L’iShares Core S&P Small-Cap ETF (IJR) se distingue par sa méthodologie rigoureuse, concentrant ses investissements sur 637 entreprises américaines solides et financièrement viables. Cette sélection s’appuie sur des critères stricts.

Pour intégrer le fonds, les entreprises doivent avoir été introduites en bourse depuis au moins un an. Elles doivent également présenter une historique de revenus positifs sur les quatre derniers trimestres consécutifs, ainsi que des bénéfices positifs lors du trimestre le plus récent.

Depuis sa création le 2 juin 2000, l’ETF n’a subi que cinq replis supérieurs à 20%. Ces baisses notables incluent la Grande Récession, la correction de marché de 2018, le marché baissier de 2022, le krach pandémique de 2020, et plus récemment en avril, suite à l’annonce de tarifs douaniers par le président Trump. À chaque fois, l’IJR a démontré une capacité de rebond rapide. Depuis son lancement, il a affiché un gain d’environ 579% tout en versant un dividende annuel de 2,29 dollars par action, soit un rendement actuel de 1,93%. De plus, ses frais de gestion s’élèvent à seulement 0,06%.

Le portefeuille sélectif de l’IJR

Le panier de l’IJR est composé d’actions dont la capitalisation boursière se situe entre 300 millions et 1 milliard de dollars. Ainsi, pour l’investisseur moyen, les noms figurant dans son portefeuille sont moins connus que ceux des géants des indices S&P 500 ou NASDAQ-100.

Néanmoins, ces entreprises sont des acteurs majeurs sur le segment des petites capitalisations américaines. Parmi ses principaux titres, on retrouve :

  • M. Cooper Group, un prêteur hypothécaire non bancaire.
  • Kratos Defence & Security Solutions, fournisseur de solutions pour la défense nationale et le secteur gouvernemental/militaire.
  • SanDisk, un fournisseur de solutions de stockage de données.
  • [Nom du fournisseur automobile omis dans la source] un fournisseur dans le secteur automobile.
  • SPX Technologies, un fournisseur de produits industriels, de solutions municipales, énergétiques et de services publics.

Sur le plan sectoriel, le fonds est actuellement surreprésenté dans la finance, représentant près de 25% de ses avoirs. Cette allocation s’aligne sur des perspectives haussières pour le secteur, dans un contexte de baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale. Les actions discrétionnaires des consommateurs constituent la deuxième allocation la plus importante, avec plus de 16%, suivies par les secteurs industriels, de la santé et de la technologie.

Le portefeuille de l’IJR démontre sa capacité à offrir aux investisseurs une diversification robuste dans les petites capitalisations, sans avoir besoin d’inclure des milliers de titres comme le fait le Russell 2000.

L’avis de Wall Street sur l’IJR

Suivre les mouvements des investisseurs avisés est une stratégie pertinente. Concernant l’IJR, Wall Street semble favorablement disposé. L’intérêt à court terme ne représente que 0,52% des 726,7 millions d’actions en circulation de l’ETF. Bien que ce chiffre ait augmenté de 26% par rapport au mois précédent, il indique que moins de 1% des positions vendeuses anticipent une baisse à court terme du fonds.

Parallèlement, la propriété institutionnelle, qui s’élève à près de 67%, montre une nette préférence pour l’achat, avec 15,23 milliards de dollars d’entrées contre 4,73 milliards de dollars de sorties au cours des 12 derniers mois.

L’IJR bénéficie d’une note de recommandation « achat modéré » consensuelle de la part des 23 analystes qui le couvrent. Aucun d’entre eux n’a classé l’ETF en « vente » ou « vente forte ».

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