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Chambre de commerce de Sainte-Justine: on parle repreneuriat avec Rotobec

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Publié le 23 février 2026 16:41:00. La famille Cayouette, fondatrice de Rotobec, prépare activement le passage de la relève à la troisième génération, un processus amorcé en 2024 et présenté lors d’une conférence à la Chambre de commerce de Sainte-Justine.

Une cinquantaine de personnes ont assisté au premier souper-conférence de 2026 de la Chambre de commerce de Sainte-Justine, le mercredi 18 février, dans la salle Desjardins du nouveau Centre Rotobec. Une participation record pour l’organisation locale.

Sylvain Cayouette, actionnaire de Rotobec, et sa fille Audrey ont partagé leur expérience de transfert d’entreprise. Ils ont souligné l’importance d’être bien accompagnés dans ce processus, qui s’avère souvent de longue haleine.

« On a eu de l’accompagnement là-dedans et c’est important, car c’est quelque chose qu’on ne pouvait faire seuls. Plus on progresse dans ce projet, plus on s’aperçoit qu’on a du pain sur la planche et de l’apprentissage à faire »

Sylvain Cayouette, actionnaire chez Rotobec

Actuellement, trois des enfants des fondateurs, Marcel et Justine Cayouette – Sylvain, Richard et Benoît – sont actionnaires de l’entreprise, aux côtés de Julien Veilleux, le PDG. Pour la troisième génération, sept petits-enfants des fondateurs ont manifesté leur intérêt pour l’avenir de l’entreprise, dont cinq sont déjà actifs au sein de Rotobec.

M. Cayouette a rappelé que seulement une entreprise familiale sur dix au Québec réussit le transfert vers la troisième génération, insistant sur la nécessité d’une préparation minutieuse.

« Nous sommes les sept intéressés par l’actionnariat, mais l’implication de chacun se fait à différents niveaux. Je suis en management, qui est au niveau des opérations, alors que l’actionnariat est plus au niveau de la gouvernance. Tu peux être soudeur et actionnaire et ce n’est pas un problème. L’important est de contribuer »

Audrey Cayouette

Audrey Cayouette a précisé que la décision de s’impliquer dans l’entreprise familiale a été mûrement réfléchie. Elle souligne qu’il est essentiel de le faire pour les bonnes raisons, et non par pression familiale.

« Il y a un grand bout où je ne savais pas si je voulais œuvrer au sein de l’entreprise ou être actionnaire. Quand tu as 14 ou 15 ans, tu te cherches et quand tu décides de t’impliquer au sein de l’entreprise familiale, il faut que tu le fasses pour toi et, surtout, pour les bonnes raisons. J’ai beaucoup réfléchi, car je voulais être certaine de le faire pour moi, pas juste pour satisfaire mon père ou mon grand-père. Quand tout était clair dans ma tête, j’ai choisi de venir travailler chez Rotobec »

Audrey Cayouette

Sylvain Cayouette a insisté sur le fait que la famille n’a exercé aucune pression sur les jeunes générations. Rotobec n’était pas à vendre, et les enfants ont démontré un réel intérêt et de l’ambition.

La Chambre de commerce de Sainte-Justine tiendra également un 5 à 7 sur l’intelligence artificielle en avril, et une activité similaire en mai, mettant en lumière l’entreprise Précision Provençal de Sainte-Rose-de-Watford.

Sylvain Cayouette et sa fille Audrey ont partagé l’expérience de transfert d’entreprise vers la troisième génération qui est en préparation depuis 2024 chez Rotobec. (Photo La Voix du Sud – Serge Lamontagne)

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