Home International « Changeons aussi »… La génération Z est au centre des manifestations antigouvernementales qui ont conduit à la destitution du président

« Changeons aussi »… La génération Z est au centre des manifestations antigouvernementales qui ont conduit à la destitution du président

0 comments 34 views

Publié le 2025-11-01 07:02:00. Des manifestations étudiantes secouent Antananarivo, capitale de Madagascar, tandis qu’un expert analyse l’influence croissante de la génération Z africaine sur la scène politique continentale via les réseaux sociaux.

  • Le 13 novembre, la jeunesse malgache a défilé dans les rues d’Antananarivo pour protester contre les coupures d’électricité et d’eau, les difficultés économiques et la corruption.
  • Face à ces contestations, des officiers d’élite auraient refusé de tirer sur les manifestants, conduisant le président Andry Rajoelina à quitter le pays le 12 novembre.
  • Un professeur ougandais souligne l’impact des réseaux sociaux sur la mobilisation politique des jeunes Africains, citant des exemples au Kenya, au Maroc et à Madagascar.

Dans le sillage de manifestations menées par la jeune génération, le président malgache Andry Rajoelina aurait quitté le pays le 12 novembre, suite à des rassemblements antigouvernementaux qui ont éclaté le lendemain dans la capitale, Antananarivo. Ces mouvements de protestation, largement initiés par des jeunes, dénoncent les coupures fréquentes d’électricité et d’eau, ainsi que les problèmes économiques et la corruption endémiques.

Cette vague de contestation fait écho à une tendance plus large observée en Afrique : l’ascension de la génération Z comme acteur politique majeur, facilitée par l’usage intensif des plateformes numériques. Solomon Winnie, professeur de sciences politiques à l’Université Makereke en Ouganda, a récemment exposé cette analyse lors d’un séminaire en ligne. Selon lui, l’Afrique subsaharienne compte une population jeune, estimée à environ 70% ayant moins de 30 ans, qui maîtrise les nouvelles technologies et se montre sceptique envers les systèmes politiques établis.

« Les réseaux sociaux ont permis une communication bidirectionnelle où les utilisateurs reçoivent, produisent et partagent simultanément des informations, à la différence des médias traditionnels », a-t-il expliqué. Cette dynamique a abaissé le seuil de participation politique, permettant à chacun d’influencer l’opinion publique. Cette nouvelle forme d’engagement transcende le simple vote ou la participation aux campagnes traditionnelles.

Le professeur Winnie a cité plusieurs exemples concrets de l’action politique de la génération Z sur le continent. Au Kenya, des manifestations d’envergure ont marqué le premier anniversaire des protestations contre les hausses d’impôts en juin, et des rassemblements antigouvernementaux ont eu lieu en juillet pour dénoncer la corruption et les violences policières. Au Maroc, un groupe de jeunes identifié sous le nom de « Gen Z 212 » a mené des manifestations entre septembre et octobre, revendiquant de meilleures prestations dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Une caractéristique marquante de ces mouvements, selon Solomon Winnie, est leur capacité à s’unir autour d’enjeux publics communs, tels que l’échec politique et économique, au lieu de se focaliser sur des clivages ethniques. Ces jeunes s’organisent et communiquent de manière autonome via des plateformes comme Discord et Telegram, indépendamment de leaders formels.

Histoire de l’article dans l’article

  • Meta Platforms, Inc.

    META, NASDAQ


  • Alphabet Inc.

    GOOGL, NASDAQ


prudence : Des erreurs peuvent survenir dans ce service en raison des limitations structurelles de l’IA. Tout le contenu n’est pas destiné à la recommandation d’investissement ou à la négociation d’actions.

Si vous avez aimé cet article, Veuillez cliquer sur J’aime.


super 0

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.