Publié le 8 février 2024 16h41:00. Le ministre du Commerce indien, Piyush Goyal, a défendu les termes d’un accord commercial provisoire conclu avec les États-Unis, assurant que les intérêts des agriculteurs indiens sont protégés et que l’accord ne représente pas un changement majeur dans la relation stratégique entre les deux pays.
- L’accord commercial provisoire entre l’Inde et les États-Unis exclut de nombreux produits agricoles sensibles, notamment la viande, la volaille, les produits laitiers et les cultures génétiquement modifiées.
- Le ministre Goyal a souligné que l’Inde a négocié des protections spécifiques pour ses agriculteurs, notamment des quotas, des réductions progressives des droits de douane et des marges de préférence.
- Il a également précisé que les questions commerciales n’ont pas créé de tensions dans la relation globale entre l’Inde et les États-Unis, qui reste solide et stratégique.
Dans une série d’entretiens, le ministre Goyal a répondu aux critiques de l’opposition, qui l’accusait de ne pas répondre directement aux questions sur l’accord et de les renvoyer vers d’autres ministères. Il a expliqué que chaque ministre est responsable de son domaine d’expertise et qu’il ne souhaitait pas faire de déclarations sans une connaissance approfondie des faits.
« Si vous interrogez le ministre de l’Agriculture sur l’accord commercial, il ne répondra pas. Si vous me demandez ce qui se passe, par exemple, avec la mission pétrolière, je ne serais pas en mesure de répondre. J’aurais une idée générale, mais je ne voudrais pas faire une déclaration officielle sans une parfaite connaissance des faits. Chacun assume sa propre responsabilité. »
Piyush Goyal, ministre du Commerce indien
Le ministre a insisté sur le fait que l’accord commercial renforce les liens déjà étroits entre l’Inde et les États-Unis, qui partagent des intérêts communs dans de nombreux secteurs, notamment la défense, la technologie et les minéraux critiques. Il a également souligné que l’Inde est en train d’ouvrir son marché à une économie américaine de 30 000 milliards de dollars, ce qui devrait être bénéfique pour le pays.
Concernant les inquiétudes des agriculteurs, Goyal a affirmé que l’accord a été conçu pour les protéger. Il a précisé que les produits pour lesquels l’Inde est autosuffisante ont été exclus de l’accord, et que des mécanismes de protection ont été mis en place pour les autres produits.
« Différents outils ont été utilisés pour protéger nos agriculteurs, donc je ne vois absolument aucune raison pour qu’un agriculteur se plaigne. »
Piyush Goyal, ministre du Commerce indien
Il a également souligné que l’accord pourrait stimuler les exportations de coton indien, en ouvrant de nouveaux marchés avec des droits de douane réduits ou nuls. Shivraj Singh Chouhan a également affirmé que les intérêts des agriculteurs indiens sont pleinement protégés par cet accord.
Le ministre a également abordé la question des demandes américaines, en précisant que l’Inde a négocié des concessions calibrées sur certains produits, tout en maintenant des restrictions sur d’autres. Il a souligné que l’accord est conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et qu’il prévoit des mécanismes de rééquilibrage en cas de modifications des accords tarifaires par d’autres pays.
Enfin, Goyal a indiqué que la partie négociation de l’accord est presque terminée et qu’il pourrait être finalisé rapidement, avec une mise en œuvre prévue d’ici mi-mars. Il a également précisé que les négociations s’étaient déroulées principalement par voie virtuelle, en raison de la pandémie de COVID-19.
Concernant la politique indienne en matière d’importations de pétrole russe, le ministre a déclaré qu’il ne traitait pas de ce sujet, qui relève de la compétence du ministère des Affaires étrangères.