Publié le 11 février 2026 à 13h17. Le jeune chanteur de merengue, Ebenezer Guerra, s’impose rapidement sur la scène musicale dominicaine, passant d’une enfance difficile à une reconnaissance croissante, symbolisée par une nomination aux prestigieux Prix Souverains.
- Ebenezer Guerra a été nominé pour le Prix Souverains 2026 dans la catégorie Révélation de l’année.
- Son ascension est marquée par un parcours personnel semé d’embûches, qu’il évoque avec émotion.
- La chanson « Boléro » a propulsé sa carrière grâce à sa viralité sur les réseaux sociaux.
En seulement deux ans, Ebenezer Guerra, né le 15 septembre 2001 à Higüey (province de La Altagracia), s’est imposé comme une figure montante du merengue. Son talent et son charisme lui ont valu la reconnaissance de l’Association des chroniqueurs d’art (Acroarte), qui l’a nommé pour le Prix Souverains 2026 dans la catégorie Révélation de l’année. Mais derrière le succès se cache une histoire de résilience et de détermination.
Dans un entretien au podcast « El Cuartico » de LISTÍN DIARIO, Ebenezer a raconté les difficultés qu’il a traversées avec sa mère et ses frères aînés. Il se souvient d’une époque où il nettoyait les pare-brise des voitures à Higüey pour aider sa famille. Il explique qu’il a toujours ressenti une vocation artistique, la musique étant présente dans sa vie depuis son plus jeune âge.
L’enfance d’Ebenezer a été marquée par des épreuves financières. Sa mère avait vendu la maison familiale pour investir dans un atelier de tapisserie, qui a malheureusement été détruit par un incendie.
« Nous étions en dépression, je me souviens que nous faisions semblant de cuisiner, nous faisions fonctionner les chaudrons et soi-disant nous l’avons couvert et fermé la porte, pour qu’ils ne murmurent pas, on a eu leur petite bagarre »
Ebenezer Guerra
Les temps étaient durs, au point où la famille se retrouvait parfois à manger de la farine mélangée à des sardines destinées aux animaux. Malgré ces difficultés, sa mère lui a inculqué une force intérieure et une capacité à surmonter les obstacles.
« J’ai toujours eu une carapace dure, ma mère m’a appris à supporter le mal et le bien et quand le bien arrive, nous en profitons deux fois plus et quand nous sommes dans le mal, nous sommes comme si de rien n’était, normal »
Ebenezer Guerra
Aujourd’hui, la situation s’est améliorée grâce à sa carrière musicale, mais Ebenezer précise qu’il n’a pas encore atteint le point où il pourra offrir à sa mère la retraite confortable qu’elle mérite.
Son intérêt pour la musique lui vient de son enfance, où il observait sa mère chanter. Il décrit une famille chrétienne où le chant était une expression de foi et de joie.
« Je voyais toujours maman chanter et c’était moi qui chantais le refrain »
Ebenezer Guerra
Ebenezer, le plus jeune de trois frères, se décrit comme un enfant rebelle et peu intéressé par les études. Il a quitté l’école en troisième année de lycée, préférant se concentrer sur sa passion pour la musique et le football.
Son succès a été rapide. La chanson « Boléro » est devenue virale avant même sa sortie officielle, et la version merengue de ce classique romantique a immédiatement séduit le public. Il a osé s’aventurer dans un genre musical peu exploré par les jeunes artistes, et en est tombé amoureux.
Il a collaboré avec des artistes renommés tels que El Blachy, Yailin et Elvis Crespo, et ses chansons cumulent des millions de vues. En 2025, il a eu l’opportunité d’accompagner Elvis Crespo lors de son concert à Porto Rico et de participer aux Latin Billboard Awards, où l’artiste portoricain a été honoré.
Récemment, Ebenezer a été lié à l’animatrice de télévision Nelfa Nuñez, leur relation ayant débuté par une danse lors de l’émission « De l’extrême à l’extrême ». Ils ont même simulé un mariage pour le clip vidéo de sa chanson « hypocrite ». Lors de son entretien, Ebenezer a exprimé son souhait de ne plus entretenir de relation avec une personnalité publique, préférant l’intimité et l’authenticité.