Publié le 2025-11-06 10:30:00. Un enfant de 4 ans, Bilqis, a disparu dimanche au parc Pakui Sayang de Makassar, dans le sud de Sulawesi. Son père soupçonne un enlèvement après que des caméras de surveillance aient montré une femme emmenant l’enfant.
Le drame s’est déroulé dimanche matin au parc Pakui Sayang de Makassar. Bilqis, un garçonnet de 4 ans, jouait près du court de tennis où son père, Dwi Nur Mas (surnommé Dimas), disputait une partie. Vers 9h00, alors que Dimas était concentré sur son jeu, il a appelé son fils à plusieurs reprises. Sans réponse, il a stoppé sa partie pour le chercher, en vain. Les recherches initiées par le père et ses amis, rapidement rejointes par la mère de l’enfant, n’ont rien donné.
C’est le lendemain, lundi 4 novembre, que la piste de l’enlèvement a émergé. En visionnant les enregistrements des caméras de surveillance d’un café du parc, la famille a découvert une scène troublante. On y voit une femme, initialement voilée, emportant Bilqis dans ses bras. La femme, accompagnée de deux autres enfants, semble pressée. Plus loin, sur une autre caméra de surveillance, la femme n’est plus voilée et l’enfant porte un chapeau, suggérant une tentative de dissimulation.
« On voit sur la vidéosurveillance qu’elle semble pressée d’emmener Bilqis. Les deux enfants qui accompagnaient Bilqis, j’ai seulement entendu dire qu’ils étaient considérés comme les enfants de l’agresseur. Mais je ne sais pas, je n’ai entendu que cela. »
Dwi Nur Mas (Dimas), père de Bilqis
Contactée, la police de Makassar a indiqué que l’enquête était en cours. Le chef des relations publiques, le lieutenant de police Wahiduddin, a précisé que les forces de l’ordre rassemblaient des preuves et interrogeaient des témoins afin de déterminer le motif de cet enlèvement présumé.
La famille, dévastée, lance un appel à la vigilance. Dimas a par ailleurs mentionné avoir entendu des rumeurs faisant état d’une possible localisation de son fils à Jakarta, ainsi que des informations concernant une somme de 3 millions de roupies indonésiennes (environ 180 euros) pour l’enfant. Il a cependant précisé que la police lui avait conseillé de ne pas se fier aux informations circulant sur les réseaux sociaux.