Home Divertissement Chute des bénéfices due aux voitures électriques : retarder dès maintenant la transition vers la conduite automobile ? Risque d’incendie !

Chute des bénéfices due aux voitures électriques : retarder dès maintenant la transition vers la conduite automobile ? Risque d’incendie !

0 comments 78 views

Publié le 2026-02-17 18:37:00. Plusieurs constructeurs automobiles majeurs, dont Porsche, Stellantis et Mercedes-Benz, ajustent leurs objectifs de transition vers le tout électrique face à un ralentissement de la demande et à des contraintes économiques persistantes. Ces groupes, qui avaient initialement prévu de vendre principalement ou exclusivement des véhicules électriques d’ici 2030, réévaluent désormais leur stratégie et envisagent de prolonger la durée de vie des moteurs thermiques.

  • Porsche prévoit de relancer une version hybride du Macan en 2028, malgré le lancement récent d’un modèle 100% électrique.
  • Stellantis, confronté à des ventes électriques inférieures aux attentes, ajuste sa stratégie en tenant compte des politiques favorables aux moteurs à combustion aux États-Unis.
  • Les constructeurs reconnaissent que l’électrification complète reste un objectif à long terme, mais privilégient désormais une approche plus pragmatique, axée sur la demande réelle du marché.

Le virage stratégique opéré par ces constructeurs témoigne des défis liés à la transition vers la mobilité électrique. Porsche, par exemple, a annoncé son intention de proposer à nouveau une version combinant moteur à essence et hybride pour son modèle Macan en 2028. Cette décision intervient après le lancement en 2025 d’une version entièrement électrique du même véhicule. De plus, le successeur électrique du 718 Cayman et Boxster pourrait également être équipé de moteurs à combustion, selon les informations disponibles. La version électrique initialement prévue pourrait donc être remise en question.

Stellantis, le groupe automobile regroupant Chrysler, Dodge et Jeep, rencontre également des difficultés à atteindre ses objectifs de vente de véhicules électriques. La situation est d’autant plus complexe que le marché américain, un marché clé pour ces marques, pourrait bénéficier d’une politique plus favorable aux moteurs thermiques sous l’administration Trump, réduisant ainsi la nécessité d’une transition rapide vers l’électrique.

Malgré ce recentrage temporaire, les constructeurs insistent sur le fait que l’électrification reste un objectif à long terme. Ola Källenius, PDG de Mercedes-Benz, a publiquement réaffirmé à plusieurs reprises que l’électrification complète est l’objectif ultime de l’entreprise. Volkswagen, maison mère de Porsche, et Antonio Filosa, PDG de Stellantis, partagent cette vision. Ce dernier a d’ailleurs abandonné l’objectif initial de vendre uniquement des modèles électriques à partir de 2030, privilégiant désormais une stratégie d’électrification plus souple, axée sur la demande et mettant l’accent sur les modèles hybrides.

Ces ajustements de cap soulèvent deux préoccupations majeures. D’une part, la croissance du marché des véhicules électriques reste plus lente que prévu. Certains experts s’interrogent sur la possibilité que cette croissance suive une courbe exponentielle atypique, similaire à celle observée pour d’autres technologies comme la photographie numérique ou les services de streaming. Dans ce cas, un retard dans le développement de l’offre pourrait entraîner une perte de compétitivité face à des acteurs plus réactifs. D’autre part, les raisons du manque de demande varient d’un constructeur à l’autre et ne sont pas toujours liées à la technologie électrique elle-même. Le design de la Mercedes EQS, l’autonomie limitée des fourgons électriques ou le coût élevé des modèles électriques abordables sont autant de facteurs qui peuvent freiner les ventes.

Le coût des véhicules électriques reste un obstacle majeur, quel que soit le segment de marché. Les constructeurs sont confrontés à un dilemme : proposer des véhicules électriques compétitifs sans compromettre leurs marges bénéficiaires. Michael Jost, ancien stratège en chef chez Volkswagen, souligne dans le podcast Moove que « une technologie perfectionnée pendant cinq décennies sera toujours moins chère à court terme qu’une nouvelle ». Il ajoute que les constructeurs qui investissent simultanément dans les moteurs thermiques et les véhicules électriques doivent faire face à des coûts doublés, ce qui peut nuire à leur rentabilité.

« Si un constructeur veut utiliser les deux technologies en même temps, il doit investir deux fois. Dans cette phase, il ne peut y avoir de résultat optimal. Les bénéfices chutent inévitablement. »

Michael Jost, ancien stratège en chef chez VW

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.