Mis à jour le 19 février 2026 à 18h00 : Les perspectives d’une résolution rapide du conflit en Ukraine s’amenuisent, selon les services de renseignement européens et les responsables politiques, tandis que Moscou rejette toute implication européenne dans les négociations de paix.
- Les chefs des services de renseignement européens estiment que les espoirs du président américain Donald Trump d’une paix rapide en Ukraine sont irréalistes.
- La Russie refuse la participation de représentants européens aux négociations de paix, estimant qu’elle vise à retarder le processus.
- L’achat de drones de combat pour la Bundeswehr suscite des critiques en raison de l’investissement d’un entrepreneur américain dans l’une des entreprises concernées.
Les pourparlers de Genève, sous la médiation américaine, se sont conclus sans avancée significative mardi et mercredi. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué le soutien européen, mais a souligné les limites des garanties de sécurité offertes par les États-Unis.
Selon les services de renseignement, plus de 1 000 citoyens kenyans auraient été recrutés dans l’armée russe, souvent via Istanbul ou Abu Dhabi avec des visas touristiques. De nombreux combattants ont été contraints à des missions de combat, promettant des salaires mensuels allant de 920 à 2 400 euros.
Les chefs des services de renseignement européens ont exprimé leur scepticisme quant aux déclarations du président russe Vladimir Poutine concernant son intérêt pour une fin rapide de la guerre. Ils considèrent que les négociations actuelles ne sont qu’un « théâtre » destiné à alléger les sanctions internationales. Poutine continuerait de viser la destitution de Zelensky.
Le chancelier de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) Friedrich Merz a estimé que la guerre ne prendrait fin que lorsque l’une des parties serait militairement ou économiquement épuisée. Il a déclaré : « À mon avis, cette guerre ne prendra fin que lorsque l’une des deux parties sera épuisée, militairement ou économiquement. »
Le président Zelensky a mis en garde contre un éventuel retour en force de Poutine, soulignant que personne ne peut garantir que le chef du Kremlin ne relancera pas son agression. Pravda rapporte que Zelensky a déclaré : « Avec tout le respect que je dois au puissant président américain et à l’Amérique dans son ensemble, personne ne peut nous faire de promesse vraiment ferme aujourd’hui. »
Par ailleurs, l’achat de drones de combat pour la Bundeswehr, initialement prévu pour un budget de 536 millions d’euros (avec une option de plus de quatre milliards d’euros), suscite des inquiétudes. Les entreprises allemandes Stark Defence et Helsing sont concernées par cet achat. Des critiques se concentrent sur l’investissement de l’entrepreneur américain Peter Thiel dans Stark Defence. La politicienne verte Sara Nanni a mis en garde contre une influence cachée, tandis que le ministre de la Défense Pistorius (SPD) a demandé des éclaircissements. Le député de gauche Dietmar Bartsch a appelé à l’abandon pur et simple de l’accord.
Enfin, les pertes de l’armée russe en Ukraine continuent d’être élevées. L’état-major général des forces armées ukrainiennes a annoncé sur Facebook que 830 soldats russes ont été tués ou blessés au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de pertes à 1 256 910 soldats depuis le début de l’invasion le 24 février 2022. Les forces russes auraient également perdu 11 682 chars, 24 054 véhicules blindés de combat et 37 384 systèmes d’artillerie.
(Source : agences de presse)