Publié le 2024-05-03 10:30:00. Les négociations pour former le nouveau gouvernement thaïlandais s’annoncent délicates, avec des tensions croissantes entre les partis Kla Tham et Bhumjaithai concernant la répartition des portefeuilles ministériels et la potentielle influence de figures controversées.
- Le parti Kla Tham, fort de ses 58 sièges, dispose d’un pouvoir de négociation significatif qui pourrait déstabiliser l’équilibre gouvernemental.
- Des désaccords majeurs persistent entre Kla Tham et Bhumjaithai sur les ministères clés, notamment l’Agriculture, le Commerce, le Tourisme et les Sports.
- La volonté de Capitaine Thammanat Prompao d’obtenir un poste ministériel suscite des inquiétudes quant à une possible saisine de la Cour constitutionnelle.
L’influence grandissante du parti Kla Tham dans les négociations post-électorales thaïlandaises est source de préoccupation. Le rapport souligne que les 58 sièges obtenus par le parti lui confèrent une marge de manœuvre importante, susceptible de perturber la stabilité du futur gouvernement. L’intégration de Kla Tham pourrait même conduire à un ratio inaccoutumé entre le nombre de députés et le nombre de ministres, dépassant la moyenne de 10 députés par portefeuille ministériel.
Les tensions se concentrent notamment sur la répartition des ministères. Kla Tham revendique plusieurs anciens portefeuilles, en particulier celui de l’Agriculture et des Coopératives, ainsi que celui du Tourisme et des Sports. Bhumjaithai, de son côté, ambitionne de confier à Suphajee la supervision conjointe des ministères du Commerce et de l’Agriculture, afin de garantir des résultats concrets. Cette situation reflète les rivalités internes au sein de Bhumjaithai, où différentes factions locales se disputent l’accès aux postes ministériels.
Un facteur d’inquiétude supplémentaire réside dans les ambitions de Capitaine Thammanat Prompao, président du conseil consultatif de Kla Tham. Son désir d’obtenir un poste ministériel est perçu avec méfiance par les dirigeants de Bhumjaithai, qui craignent qu’il ne saisisse la Cour constitutionnelle pour contester les qualifications du Premier ministre. Cette perspective ajoute une dimension juridique et politique complexe aux négociations en cours.
La formation du prochain gouvernement thaïlandais s’annonce donc comme un processus ardu, marqué par des enjeux de pouvoir et des divergences d’intérêts entre les différents partis impliqués. L’issue de ces négociations déterminera non seulement la composition du cabinet, mais aussi la stabilité politique du pays dans les mois à venir.