Publié le 10 février 2026 à 09h15. Le géant des paiements en ligne Stripe envisage une introduction en bourse indirecte via une offre publique d’achat, ce qui pourrait le valoriser à plus de 140 milliards de dollars (117 milliards d’euros), marquant une nouvelle étape dans son développement.
Stripe, l’entreprise fondée par les frères Patrick et John Collison, pourrait bientôt permettre à ses employés de liquider une partie de leurs actions sans passer par une introduction en bourse traditionnelle. Selon une source proche du dossier, l’entreprise organise actuellement une offre publique d’achat qui valoriserait Stripe à au moins 140 milliards de dollars (117 milliards d’euros).
Cette valorisation représente une augmentation significative par rapport aux 107 milliards de dollars attribués à Stripe lors d’une transaction l’année dernière. Les termes précis de cette offre publique d’achat – un accord d’achat d’actions – pourraient encore évoluer, a précisé la source.
Stripe n’a pas souhaité commenter ces informations, confirmées initialement par Axios. L’entreprise a régulièrement organisé des opportunités pour ses employés de vendre leurs actions ces dernières années, sans pour autant opter pour une introduction en bourse.
En janvier dernier, John Collison, cofondateur et président de Stripe, avait déjà indiqué que l’entreprise n’était « pas pressée » de s’introduire en bourse, soulignant une certaine prudence quant à cette étape.
Stripe a atteint la rentabilité sur l’ensemble de l’année 2024 et n’a annoncé aucun nouveau financement depuis une levée de fonds de 6,5 milliards de dollars en 2023, menée par Thrive Capital.
Récemment, Stripe a renforcé ses activités en acquérant deux entreprises spécialisées dans les cryptomonnaies : Bridge, une plateforme d’infrastructure, et Privy, un fournisseur de portefeuilles cryptographiques. Ces acquisitions témoignent de l’intérêt croissant de Stripe pour l’intégration des pièces stables dans son offre de services de paiement.
L’année dernière, Stripe avait procédé à une restructuration interne, entraînant la suppression d’environ 300 postes, soit 3,5 % de ses effectifs. L’entreprise avait toutefois affirmé son intention de continuer à recruter et à développer ses équipes malgré ces licenciements.