Publié le 20 février 2026 17:05:00. L’affaire du CV inexact de Nathalie van Berkel, candidate à un poste de secrétaire d’État aux Finances, relance un débat sur la valeur des diplômes et la pertinence des parcours académiques face à l’expérience et aux compétences réelles.
- Nathalie van Berkel ne possède qu’un certificat de natation et de dentellerie en plus de son diplôme HAVO (équivalent du collège).
- L’intéressée a proposé à plusieurs reprises des versions alternatives de son CV, qui se sont également révélées inexactes.
- L’auteur de l’article s’interroge sur l’obsession de la société pour les diplômes et plaide pour une évaluation plus pragmatique des compétences.
La révélation du CV lacunaire de Nathalie van Berkel a suscité l’étonnement et les interrogations. Alors que le quotidien de Volkskrant avait mis en lumière des incohérences, la candidate a tenté de les corriger à plusieurs reprises, sans succès. Ces tentatives se sont soldées par de nouvelles imprécisions, laissant planer un doute sur la véracité de son parcours.
Cette affaire intervient dans un contexte où la valeur des diplômes est de plus en plus remise en question. Nombre de parents investissent massivement dans l’éducation de leurs enfants, espérant qu’un parcours universitaire prestigieux leur ouvrira les portes d’un avenir stable et prospère. Pourtant, cette quête de la sécurité et de l’emploi peut conduire à des situations paradoxales, où des individus surqualifiés se retrouvent à exercer des métiers qui ne correspondent pas à leurs aspirations.
« De nombreux parents poussent leurs enfants dans cette forêt de papier en passant par les universités et les collèges. »
Auteur de l’article
L’auteur de l’article, fort de plus de cinquante années passées à côtoyer des artistes et des techniciens dans le milieu du spectacle, témoigne d’une approche plus pragmatique. Il confie n’avoir jamais demandé à ses collaborateurs leurs diplômes, préférant se fier à leur talent et à leur capacité à travailler en équipe. Pour lui, l’essentiel est de pouvoir rire avec les gens et de s’assurer qu’ils ont suffisamment d’autodérision pour surmonter les difficultés.
Bien sûr, l’auteur reconnaît que certains diplômes sont indispensables, notamment dans le domaine médical. Il souligne qu’il ne confierait pas sa jambe à un médecin dépourvu de formation adéquate. Cependant, il insiste sur le fait que de nombreux chefs cuisiniers de renom ont appris leur métier sur le tas, et que leurs clients viennent dans leur restaurant pour la qualité de leur cuisine, et non pour leurs diplômes.
Il prend également l’exemple de patineurs de talent, d’écrivains, d’acteurs et de peintres qui ont réussi sans formation formelle. Il évoque notamment sa rencontre avec le jeune comédien David Linszen, dont il salue l’imagination débordante et l’humour. Il parie que David n’a pas de certificat d’humour accroché au mur.
L’article se termine sur une note ironique en évoquant le cas du prince Andrew, arrêté puis libéré, et se demande s’il mentionnera ses « exploits » dans son CV. L’auteur conclut en soulignant que la plupart des gens ont tendance à embellir leur parcours et à dissimuler leurs erreurs, et que le CV n’est souvent qu’un moyen de se mettre en valeur, quitte à enjoliver la réalité. Il compare le CV à un « bon poêle bien chaud », destiné à réchauffer son propriétaire, et personne d’autre.