Publié le 2025-11-08 11:02:00. Un commandant des unités de drones ukrainiennes fait face à des accusations de négligence après qu’une frappe russe a coûté la vie à 19 militaires et civils le 1er novembre. L’enquête révèle que l’officier a maintenu un rassemblement de plus de 100 militaires malgré l’alerte de raid aérien.
- Dix-neuf personnes, dont 12 militaires et 7 civils, ont péri lors d’une attaque de missiles et de drones russes.
- L’incident s’est produit le 1er novembre dans la région de Dnepropetrovsk.
- Le commandant des unités de drones est soupçonné de négligence ayant entraîné de graves conséquences.
Selon les conclusions de l’enquête, le 1er novembre, un officier a organisé un événement rassemblant plus d’une centaine de militaires, y compris dans un lieu civil. Malgré l’interdiction de tels regroupements et l’obligation de dispersion après l’annonce d’un raid aérien, le commandant aurait omis de stopper la formation et d’assurer le départ sécurisé des troupes. C’est à ce moment-là que les forces russes ont lancé une frappe combinée de missiles et de drones sur le site. L’attaque a causé la mort de 12 militaires et 7 civils, tandis que 36 autres militaires ont été blessés.
Dans ce contexte, le parquet spécialisé du Dniepr dans le domaine de la défense a notifié à l’officier des soupçons de négligence à l’égard du service, commise en temps de loi martiale, entraînant des conséquences graves (conformément à la partie 4 de l’article 425 du Code pénal de l’Ukraine). Le parquet a requis le placement en détention sans possibilité de libération sous caution auprès du tribunal.
Pour rappel, le samedi 1er novembre, la Russie avait ciblé un village de la région de Dnepropetrovsk. Il a été révélé ultérieurement que des soldats de la 35e brigade de marine, présents pour recevoir des décorations, se trouvaient sur les lieux au moment du bombardement. Des médias, sous couvert d’anonymat, avaient diffusé le témoignage d’un militaire présent ce jour-là. Il y relaté que la formation n’avait pas été annulée malgré l’alerte. Il a ensuite émis l’hypothèse d’une « fuite » d’informations, suggérant que l’ennemi connaissait leur position exacte et avait frappé environ 15 minutes après le début de la cérémonie de remise des récompenses. Le Bureau national d’enquête (DBR) avait rapidement ouvert une enquête préliminaire sur ces décès et blessures parmi les militaires des Forces armées ukrainiennes.