Publié le 9 octobre 2025. Face à un dîner improvisé aux accents franco-italiens, le journaliste Cheon Ho-seong s’est lancé dans une quête vinicole pour dénicher la perle rare. Un exercice où le choix du cépage et la compréhension des terroirs se heurtent à la réalité des prix sur le marché.
- Un dîner aux saveurs métissées demandait un vin blanc frais et vif, idéalement un Chardonnay de Bourgogne.
- Le budget imposait de délaisser les appellations prestigieuses au profit d’une sélection plus abordable, le Mâcon-Villages.
- Le choix final s’est avéré judicieux, le vin s’accordant parfaitement aux mets et satisfaisant les convives.
L’urgence de trouver un vin pour accompagner un dîner, mêlant des influences italiennes et japonaises avec des produits bruts comme des oursins et du thon rouge, a conduit le journaliste Cheon Ho-seong à une recherche ciblée. Le critère principal était de trouver un vin blanc à la fois léger, peu tannique, et doté d’une belle fraîcheur, idéal pour ne pas masquer la délicatesse des mets crus. Il fallait éviter les vins trop complexes qui demandent une longue observation et privilégier ceux capables de révéler leurs arômes dès le premier service, compte tenu des portions individuelles.
Le choix s’est naturellement porté sur le Chardonnay, cépage blanc le plus consommé au monde, apprécié pour son acidité et ses notes de fruits frais. Plutôt que les versions californiennes, souvent boisées et riches en vanille, l’objectif était un Chardonnay de Bourgogne, réputé pour son harmonie entre fruité et minéralité. Le village de Pouilly-Fuissé était la cible privilégiée, mais les prix pratiqués par les cavistes se sont avérés dissuasifs, dépassant souvent les 90 000 wons (environ 65 euros) pour des bouteilles souvent vendues autour de 70 000 wons (environ 50 euros) ailleurs. Face à cette surenchère, le journaliste s’est rabattu sur un Mâcon-Villages, une appellation plus large autour de Pouilly-Fuissé, dénichée pour environ 50 000 wons (environ 36 euros).
Ce Mâcon-Villages 2023, issu de la propriété Château Fuissé, s’est révélé être un excellent choix. Loin d’une acidité citronnée trop prononcée, il offrait des arômes de fruits plus doux, tels que la mandarine et le litchi, relevés par une acidité typique de Bourgogne et une subtile touche boisée rappelant la vanille. Le vin a su sublimer les plats, notamment en accompagnant les oursins, neutralisant efficacement le goût parfois persistant du poisson.
« Le monde du vin est fascinant, un véritable univers à explorer », confie Cheon Ho-seong, qui partage son expérience depuis 8 ans. Pour lui, le choix d’un vin repose sur des piliers fondamentaux : le cépage, qui constitue l’ADN du vin, et la région de production, porteuse de l’identité d’un terroir. Des cépages emblématiques comme le Cabernet Sauvignon, connu pour ses tanins robustes et ses arômes de fruits noirs, au Pinot Noir, plus délicat et fruité, chaque variété offre une palette gustative distincte. La Syrah, appréciée pour ses notes épicées, ou encore les cépages italiens comme le Sangiovese et le Nebbiolo, constituent autant de pistes pour guider les consommateurs.
La distinction entre l’Ancien Monde (Europe) et le Nouveau Monde (hors Europe) des régions viticoles souligne l’influence du terroir. Les terroirs européens, marqués par des sols et des climats historiques, façonnent des vins d’une grande complexité. Les régions du Nouveau Monde, plus jeunes dans leur approche de la vinification, exploitent souvent de vastes étendues ensoleillées, produisant des vins fruités et accessibles. Ainsi, un Pinot Noir de Bourgogne, réputé pour son acidité et son élégance, différera nettement d’un Pinot Noir californien, souvent plus rond et solaire.
Le prix, dernier arbitre du consommateur, représente souvent un véritable casse-tête, particulièrement en Corée du Sud où les taxes sur l’alcool et les marges des distributeurs font grimper les tarifs. Le journaliste recommande de comparer les prix avec ceux pratiqués à l’étranger, en utilisant des outils comme l’application Wine-Searcher. Sa stratégie consiste à privilégier les vins dont le prix local ne dépasse pas de plus de 30 % leur valeur internationale. Une approche pragmatique pour savourer le vin sans se ruiner, et profiter pleinement de ce « passe-temps aussi amusant qu’agréable ».
Le décryptage œnologique de Cheon Ho-seong
Au fil de plus d’un millier de bouteilles ouvertes en sept ans, le journaliste Cheon Ho-seong partage ses connaissances approfondies du monde du vin. Des bases essentielles comme les cépages et les régions viticoles aux conseils pratiques pour une dégustation optimale, sa série vise à immerger le lecteur dans cet univers complexe et passionnant.
Retrouvez l’intégralité de ses articles dans la série : Cheon Ho-seong casse mille bouteilles.