Publié le 2025-11-07 12:04:00. Une étude récente révèle des différences notables entre hommes et femmes quant à l’impact de l’alimentation sur le métabolisme lié à l’âge. Tandis que les protéines végétales et les céréales complètes favorisent la sensibilité à l’insuline chez les hommes, une consommation modérée de vin semble bénéficier aux femmes.
- Les protéines végétales et les céréales complètes améliorent la sensibilité à l’insuline chez les hommes âgés.
- Une consommation modérée d’alcool est associée à une meilleure sensibilité à l’insuline chez les femmes âgées.
- L’alimentation à base de plantes en général semble jouer un rôle bénéfique pour la santé métabolique masculine.
Avec le passage du temps, le métabolisme corporel tend à ralentir, un processus pouvant être accéléré par des habitudes alimentaires peu propices. Des recherches récentes, publiées dans la revue Nutrients, mettent en lumière le rôle du sexe biologique dans la manière dont ces changements métaboliques se manifestent chez les personnes âgées.
L’étude s’est appuyée sur les données de l’essai MASTERS (Metformin to Augment Strength Training Effective Response in Seniors), incluant 96 participants âgés en bonne santé, dont l’âge médian était de 69 ans. Les chercheurs ont analysé leur régime alimentaire sur quatre jours et ont évalué leur santé métabolique, notamment par des mesures de résistance et de sensibilité à l’insuline. Les résultats ont révélé des disparités sexuelles significatives.
Chez les hommes, une consommation accrue de protéines végétales et de céréales complètes était corrélée à une meilleure sensibilité à l’insuline. Des nutriments d’origine végétale tels que l’inositol, l’acide phytique, l’acide oxalique et la vitamine E montraient également une association positive. À l’inverse, un apport élevé en céréales raffinées et en acide linoléique conjugué (CLA) semblait diminuer cette sensibilité. Parallèlement, une consommation plus importante de nutriments végétaux était associée à un pourcentage réduit de graisse abdominale chez les hommes.
Pour les femmes, la consommation d’alcool et de xylitol a été initialement associée à une plus grande sensibilité à l’insuline. Cependant, ces corrélations ont perdu leur signification statistique après des ajustements pour des comparaisons multiples, suggérant que ces observations doivent être interprétées avec prudence. Il est possible que la consommation modérée d’alcool chez les femmes reflète plutôt des habitudes alimentaires plus larges, comme une ingestion accrue de fruits riches en polyphénols, plutôt qu’un effet direct de l’alcool.
En outre, l’étude a noté que la résistance à l’insuline chez les femmes était liée à un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé, soulignant le rôle des dépôts graisseux. Chez les hommes, cette résistance était associée à une consommation plus importante de graisses totales et trans, en particulier l’acide gras trans-18:1. L’apport énergétique total était plus élevé chez les hommes, tandis que les femmes consommaient davantage de fibres, notamment insolubles.
Les chercheurs soulignent la nécessité de recherches supplémentaires pour confirmer ces résultats et mieux comprendre comment les spécificités alimentaires peuvent soutenir la santé métabolique tout au long du vieillissement, en tenant compte des différences entre les sexes. Il est également précisé que ces conclusions pourraient ne pas être généralisables au-delà de cette population âgée, majoritairement blanche et relativement en bonne santé.
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Référence du journal :
- Anderson, KR, Kern, PA, Steele, AL et al. (2025). Différences sexuelles dans les associations entre l’alimentation et la santé métabolique chez les personnes âgées : les rôles des protéines végétales et de la consommation d’alcool. Nutriments. doi: https://doi.org/10.3390/nu17213460.