Le Dakota du Nord se prépare à un budget biennal plus serré, avec des prévisions de recettes en baisse de 700 à 800 millions de dollars (environ 680 à 780 millions d’euros) par rapport au cycle précédent. Cette situation contraint l’administration à envisager des ajustements budgétaires et une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques.
À retenir
- Les revenus du fonds général pour le budget 2027-2029 devraient être significativement inférieurs à ceux des deux années précédentes.
- Le ralentissement économique et la baisse des prix du pétrole sont les principaux facteurs expliquant cette diminution des recettes.
- L’administration Armstrong a déjà demandé aux agences de l’État de limiter les embauches et d’évaluer les possibilités de réduction des coûts.
Contexte
L’État du Dakota du Nord a connu une croissance économique importante ces dernières années, notamment grâce au boom pétrolier. Cette prospérité s’est traduite par une augmentation des dépenses publiques et une expansion de l’administration. Cependant, le contexte économique actuel est moins favorable, avec un ralentissement de la croissance et des prix du pétrole plus bas que prévu. Le budget biennal 2025-2027, approuvé l’année dernière, s’élevait à un record de près de 20,3 milliards de dollars (environ 18,7 milliards d’euros), soit une augmentation de 3 % par rapport au cycle précédent et de près de 50 % par rapport au budget 2013-2015.
Environ 9 % des revenus du fonds général proviennent des taxes sur le pétrole. L’État anticipe que les prix du pétrole resteront stables, entre 57 et 59 dollars le baril (environ 52 à 54 euros), un niveau proche des prévisions actuelles.
Ce qui change
Allen Knudson, analyste budgétaire et auditeur du Conseil législatif du Dakota du Nord, estime que le solde initial du fonds général pour l’exercice biennal 2027 sera de 300 millions de dollars (environ 290 millions d’euros), soit 1 milliard de dollars (environ 970 millions d’euros) de moins que lors du cycle précédent. Joe Morrissette, directeur du Bureau de la gestion et du budget, précise que les modifications apportées à la législation fiscale fédérale pourraient entraîner une perte de recettes de 130 millions de dollars (environ 120 millions d’euros) pour l’État, notamment en raison de l’exclusion des taxes sur les pourboires et les heures supplémentaires.
« Tout cela a réduit les rentrées d’impôts de l’État, ce qui affecte donc la collecte de nos impôts », a déclaré Morrissette. « C’est bon pour les contribuables, mauvais pour le budget de l’État. »
Bien que l’administration ne s’attende pas à des réductions budgétaires généralisées, elle explore activement des pistes d’économies et a demandé aux agences de l’État d’examiner leurs dépenses. Un programme d’incitation à la retraite anticipée a été proposé aux employés, avec une indemnité de trois mois de salaire.
Prochaines étapes
Le gouverneur Kelly Armstrong a indiqué que son cabinet travaille sur le budget depuis plusieurs mois et présentera ses propositions aux législateurs au début de la prochaine session ordinaire. Il a demandé aux agences de ne pas créer de nouveaux postes ou programmes à temps plein. De nouvelles prévisions de revenus, susceptibles d’être inférieures aux estimations actuelles, sont attendues en mars. L’État dispose d’un fonds de stabilisation budgétaire de 938 millions de dollars (environ 860 millions d’euros), qui pourrait être utilisé en dernier recours pour combler d’éventuels déficits.
« C’est comme ça qu’on fait ça », a déclaré Armstrong, soulignant l’importance d’une gestion budgétaire prudente et d’une évaluation rigoureuse des programmes existants.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Baisse prévue des revenus | 700 à 800 millions de dollars (environ 680 à 780 millions d’euros) |
| Solde initial du fonds général (2027) | 300 millions de dollars (environ 290 millions d’euros) |
| Fonds de stabilisation budgétaire | 938 millions de dollars (environ 860 millions d’euros) |
Sources
Forum Communications