Publié le 10 octobre 2025. Dans une rare interview accordée aux médias israéliens, le président palestinien Mahmoud Abbas a réaffirmé son espoir de paix et de stabilité entre la Palestine et Israël, soulignant la mise en œuvre de réformes au sein de l’Autorité palestinienne.
Lors de cet entretien, diffusé le jeudi 9 septembre (heure locale), le président palestinien a fait un choix linguistique marquant : répondre en arabe aux questions formulées en hébreu par la Douzième chaîne israélienne. Cette démarche s’inscrit dans le contexte d’un accord de cessez-le-feu récemment conclu à Gaza, un événement qu’il qualifie d’« historique ».
Mahmoud Abbas a exprimé un souhait profond de voir cesser les violences : « Ce qui s’est passé aujourd’hui est un moment historique. Nous avons espéré – et continuons d’espérer – que nous pourrons mettre fin à l’effusion de sang qui a lieu sur notre terre, à la fois dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est », a-t-il déclaré, selon les informations de l’agence de presse AFP.
Il a ajouté : « Aujourd’hui, nous sommes très heureux que l’effusion de sang ait pris fin. Nous espérons que cela continuera ainsi et que la paix, la sécurité et la stabilité prévaudront entre nous et Israël. »
Interrogé sur la mise en œuvre des réformes préconisées par le président américain Donald Trump dans un plan en 20 points visant à résoudre le conflit, Mahmoud Abbas a assuré que ces changements étaient déjà en cours.
« Je veux dire honnêtement : nous avons lancé des réformes. Cette réforme inclut les salaires des prisonniers que nous avons convenus avec les États-Unis et que les États-Unis ont acceptés. »
Mahmoud Abbas, Président palestinien
Cette référence aux salaires des prisonniers concerne les paiements effectués par l’Autorité palestinienne (AP) aux familles des Palestiniens tués par Israël ou incarcérés dans les prisons israéliennes, souvent pour des attaques contre des Israéliens. Ces paiements avaient été qualifiés par certains critiques de « payer pour tuer » et par les États-Unis et Israël de « financement du terrorisme ».
Le président Abbas a précisé que ces réformes, annoncées en février sous la pression internationale, visaient plusieurs secteurs, notamment l’éducation, l’économie, la santé et la sécurité. « Certains ont été achevés, et d’autres sont en cours, jusqu’à ce que l’Autorité palestinienne devienne un modèle capable de continuer à diriger le peuple palestinien », a-t-il affirmé.
L’Autorité palestinienne avait déjà été encouragée par le président Trump ainsi que par d’autres dirigeants et organisations internationales à entreprendre des réformes structurelles.