Home Accueil comment les voleurs sont entrés par effraction, ce qu’ils ont volé et que se passe-t-il ensuite – The Irish Times

comment les voleurs sont entrés par effraction, ce qu’ils ont volé et que se passe-t-il ensuite – The Irish Times

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Publié le 2025-10-20 14:22:00. Le musée du Louvre a connu une fermeture exceptionnelle dimanche suite à un audacieux cambriolage en plein jour, qui a vu le vol de plusieurs joyaux historiques de la collection napoléonienne.

  • Huit pièces de joaillerie, dont un collier offert par Napoléon à son épouse, ont été dérobées.
  • Les malfaiteurs, quatre individus cagoulés, ont utilisé un élévateur pour accéder à une fenêtre du deuxième étage et neutraliser les alarmes.
  • Malgré le dispositif de sécurité, le vol a duré moins de dix minutes, soulevant des questions sur l’efficacité des protections.

Le musée le plus visité au monde, le Louvre, a dû exceptionnellement fermer ses portes dimanche après un audacieux cambriolage dans la Galerie d’Apollon. L’opération, menée en plein jour, a permis le vol de bijoux inestimables de la collection impériale française.

Alors que les forces de l’ordre sont activement à la recherche des auteurs de ce vol, plusieurs interrogations émergent quant aux modalités précises de l’effraction et à la destination de ces pièces d’une valeur inestimable. Parmi les objets dérobés figure notamment un collier offert par Napoléon à sa femme, un témoignage historique poignant désormais sous le coup des autorités.

Une intrusion éclair et professionnelle

Selon les informations fournies par les autorités, le cambriolage s’est déroulé avec une rapidité déconcertante. Aux alentours de 9h30, soit une demi-heure après l’ouverture du musée au public, quatre individus masqués se sont présentés à bord d’un camion stationné le long de la Seine. Équipés d’un panier élévateur et d’une échelle télescopique, ils ont réussi à atteindre une fenêtre du second étage. Munis d’une meuleuse d’angle et d’autres outils électriques, ils ont forcé le passage avant de briser les vitrines.

Des voleurs sont entrés par effraction par une fenêtre et ont brisé des vitrines. Photographie : AP
Des voleurs sont entrés par effraction par une fenêtre et ont brisé des vitrines. Photographie : AP

Malgré le déclenchement des alarmes, les malfaiteurs ont réussi à s’enfuir à moto avec leur butin, le tout en moins de dix minutes, selon le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Ce dernier a souligné qu’il s’agissait de l’œuvre d’« une équipe expérimentée qui avait manifestement repéré les lieux ».

Le butin : ce qui a été emporté et ce qui est resté

Le ministère de la Culture français a précisé que huit pièces ont été dérobées. Fait notable, la couronne de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, d’une valeur considérable, a été abandonnée par les voleurs en sortant. De même, le célèbre diamant Régent, estimé par Sotheby’s à plus de 60 millions de dollars (soit environ 51 millions d’euros), également exposé dans la Galerie d’Apollon, n’a pas été emporté.

Parmi les objets volés figurent un diadème, des boucles d’oreilles et un collier en saphirs issus des parures de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense, ainsi que des bijoux ayant appartenu à Marie-Louise. Ces pièces étaient présentées dans la somptueuse Galerie d’Apollon, une salle datant de 1661, conçue sous le règne de Louis XIV, et qui serait d’ailleurs le modèle de la Galerie des Glaces du château de Versailles.

La couronne de l'impératrice Eugénie exposée à la galerie Apollon du musée du Louvre. Photographie : Stéphane de Sakutin/AFP/Getty Images
La couronne de l’impératrice Eugénie exposée à la galerie Apollon du musée du Louvre. Photographie : Stéphane de Sakutin/AFP/Getty Images
Réactions politiques et enjeux de sécurité

L’événement a rapidement suscité des réactions politiques. Le leader d’extrême droite Jordan Bardella a vivement critiqué le gouvernement, qualifiant ce cambriolage d’« humiliation insupportable pour notre pays » et s’interrogeant sur « la déliquescence de l’État ».

De son côté, le président Emmanuel Macron a assuré que la France « récupérerait les œuvres et que les auteurs seraient traduits en justice ». Il a qualifié ce vol d’« atteinte à un patrimoine que nous chérissons, car c’est notre histoire ».

Laurent Nuñez a qualifié l’incident de « vol majeur », tout en rappelant que les mesures de sécurité du Louvre avaient été renforcées ces dernières années et qu’un important plan de rénovation du musée, incluant une optimisation de la sécurité, était prévu.

Des gens prennent des selfies devant une vitre cassée un jour après un vol au musée du Louvre à Paris, en France. La ministre française de la Culture, Rachida Dati, l'a appelé "une attaque contre le patrimoine culturel français". Photographie : EPA
Des gens prennent des selfies devant une vitre cassée un jour après un vol au musée du Louvre à Paris, en France. La ministre française de la Culture, Rachida Dati, a qualifié cela d' »attaque contre le patrimoine culturel français ». Photographie : EPA

Si les œuvres les plus emblématiques, comme la Joconde, bénéficient d’une protection renforcée (vitre blindée, contrôle de température), ce vol met en lumière le fait que tous les trésors du Louvre, parmi plus de 33 000 objets, ne disposent pas du même niveau de sécurité. La ministre de la Culture, Rachida Dati, a d’ailleurs qualifié l’événement d’« attaque contre le patrimoine culturel français ».

Une visiteuse, enseignante près de Lyon, a exprimé son incompréhension : « Comment est-il possible qu’ils aient pu accéder à une fenêtre avec un monte-charge et dérober des bijoux en plein jour ? C’est tout simplement incroyable qu’un musée aussi réputé puisse présenter des failles de sécurité aussi flagrantes. »

Un passé marqué par les vols

Le Louvre n’est pas étranger aux affaires de vol. L’un des épisodes les plus marquants reste sans doute celui de la Joconde dérobée en 1911 par Vincenzo Peruggia, un vitrier italien qui travaillait alors au musée. S’étant déguisé en employé, il avait profité d’un moment d’inattention pour subtiliser le célèbre tableau, avant d’être arrêté et que l’œuvre ne soit retrouvée.

Une autre affaire notable remonte à 1956, lorsqu’un visiteur lança une pierre sur le sourire énigmatique de La Joconde, causant une petite écaille près du coude gauche de la figure, ce qui précipita la décision d’exposer l’œuvre derrière une vitre de protection.

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