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Comment l’Iran se prépare à une éventuelle attaque américaine et recherche le soutien militaire de la Russie et de la Chine | Donald Trump | Israël | Remarque

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Publié le 26 février 2026 à 19h58. L’Iran multiplie les manœuvres militaires et les négociations diplomatiques alors que les tensions avec les États-Unis s’intensifient, notamment après une série d’explosions suspectes et un important déploiement militaire américain dans la région.

  • Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a mené des exercices militaires à proximité du détroit d’Ormuz, simulant des opérations de tir et utilisant des drones.
  • Téhéran cherche à renforcer ses capacités de défense aérienne en négociant l’acquisition de systèmes d’armes auprès de la Russie et de la Chine.
  • Les experts estiment que l’Iran pourrait temporairement perturber le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz en cas d’escalade, mais que les États-Unis disposent des moyens de contrer cette menace.

Ces dernières semaines, l’Iran a été le théâtre d’explosions inexpliquées, notamment dans la ville portuaire de Bandar Abbas, où une installation liée au CGRI pourrait avoir été visée. Les autorités iraniennes ont attribué ces incidents à des accidents, mais des doutes persistent. Dans le même temps, les États-Unis ont déployé une importante force navale dans le golfe Persique, incluant des porte-avions, des destroyers et des avions de combat, en réponse aux tensions croissantes.

Le 24 février, des unités des forces terrestres du CGRI ont effectué des manœuvres à la base opérationnelle de Médine ol Munawarah, située à Bandar Abbas, dans la province d’Hormozgan, ainsi que sur des îles non précisées de la région. Cette base est stratégiquement située près du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale par laquelle transite environ un cinquième du pétrole commercialisé dans le monde. Selon l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), les îles mentionnées seraient les îles Nazeat, situées à l’ouest du détroit et abritant des installations du CGRI, permettant à Téhéran de projeter sa puissance.

Les manœuvres, axées sur les opérations de « tir d’un océan à l’autre », visaient à neutraliser les navires s’approchant des côtes iraniennes. L’utilisation de drones pour identifier les cibles et de drones d’attaque Shahed a été rapportée, ainsi que l’emploi de nouveaux systèmes de missiles et la simulation de scénarios de guerre électronique offensive et défensive. Le 16 février, la marine du CGRI avait déjà mené l’exercice « Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz », au cours duquel une version navale du missile sol-air « Seyed-3 » a été lancée, conçu pour offrir une protection anti-aérienne régionale.

Dans ce contexte tendu, des hauts commandants iraniens ont averti qu’ils pourraient attaquer des navires dans le détroit d’Ormuz en représailles à un éventuel bombardement américain. L’Iran cherche également à renforcer ses alliances et ses capacités militaires. Des négociations sont en cours avec la Russie pour l’acquisition de 500 systèmes de défense aérienne portables Verba et de 2 500 missiles à guidage infrarouge 9M336, selon des documents russes divulgués. Parallèlement, des discussions sont en cours avec la Chine pour l’achat de missiles de croisière antinavires CM-302 et de systèmes anti-aériens portables.

« L’Iran pourrait fermer ou déstabiliser le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, mais seulement temporairement. »

Carlos Novoa, journaliste et analyste international

Les experts soulignent que même si l’Iran parvient à perturber le trafic maritime, les États-Unis disposent des moyens de rétablir rapidement la situation. Cependant, une interruption, même brève, aurait un impact économique mondial significatif. Andrés Gómez de la Torre, spécialiste des questions de défense et de renseignement, estime que l’Iran adopte une stratégie « défensive et asymétrique », compte tenu des limites de son appareil militaire, affaibli par des conflits récents.

Bien que la Russie et la Chine maintiennent leur soutien diplomatique à Téhéran, elles ne risqueront pas une confrontation directe avec les États-Unis. La Russie est concentrée sur la guerre en Ukraine et la Chine sur ses propres intérêts stratégiques, notamment sa relation avec Taïwan. L’Iran se prépare donc à résister plutôt qu’à engager une guerre conventionnelle, en s’appuyant sur une dissuasion asymétrique et le réseau d’acteurs non étatiques qu’il soutient, connu sous le nom d’Axe de la Résistance.

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