Publié le 2025-10-20 12:36:00. Le musée du Louvre a été le théâtre d’un audacieux cambriolage ce dimanche 19 octobre, au cours duquel des bijoux d’une valeur patrimoniale inestimable ont été dérobés. L’opération, d’une rapidité déconcertante, soulève des questions sur la sécurité des institutions culturelles françaises.
- Huit pièces de joaillerie datant du XIXe siècle, dont des diadèmes, colliers et broches ayant appartenu à la royauté et à la famille impériale, ont été dérobées.
- Le vol, d’une durée estimée à sept minutes, a été réalisé par quatre individus dans la matinée, peu après l’ouverture du musée.
- Le ministre de l’Intérieur a souligné le professionnalisme des malfaiteurs, suggérant une préparation minutieuse et une possible implication dans le crime organisé.
L’assaut s’est déroulé entre 9h30 et 9h40, selon les autorités. Profitant de l’ouverture du musée, quatre individus ont utilisé une échelle extensible, montée sur un véhicule, pour accéder à la galerie Apollon par un balcon donnant sur la Seine. Deux des malfaiteurs auraient découpé le verre de protection à l’aide d’une meuleuse d’angle alimentée par batterie avant de pénétrer dans l’enceinte. Ils auraient ensuite menacé les gardes présents et dérobé les précieux objets dans deux vitrines distinctes.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Núñez, a qualifié les objets volés d’« inestimables » et de « d’une immense valeur patrimoniale », ajoutant que le modus operandi démontrait que les criminels « savaient ce qu’ils voulaient et avaient étudié les lieux ». Le ministre a également confié que l’opération avait été réalisée avec une rapidité déconcertante, ne prenant qu’environ sept minutes.
L’affaire rappelle le retentissant vol de La Joconde en 1911, lorsque Vincenzo Peruggia, un employé du musée, avait dérobé le célèbre tableau. L’œuvre avait été retrouvée deux ans plus tard.
Nathalie Goulet, membre de la commission des finances du Sénat, interrogée par la BBC, a qualifié la situation de « très douloureuse » pour la France, exprimant sa stupéfaction quant à la facilité apparente avec laquelle le vol a pu être commis. Elle a mentionné qu’une alarme locale de la galerie avait récemment été signalée comme défectueuse, une information qui sera vérifiée durant l’enquête. Le ministère de la Culture a cependant précisé que les alarmes générales du musée avaient bien retenti et que le personnel avait suivi le protocole de sécurité, alertant les forces de l’ordre et protégeant les visiteurs.
Selon certaines hypothèses, les bijoux dérobés pourraient être destinés à des opérations de blanchiment d’argent, a indiqué Mme Goulet, suggérant une implication du « crime organisé ». Elle a souligné que ces criminels n’appréciaient pas les bijoux pour leur valeur historique mais plutôt comme un moyen de « blanchir leur argent sale ».
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a décrit les auteurs comme des individus masqués entrant « calmement », détruisant les vitrines et s’enfuyant sur « deux motos » après le méfait, semblant « expérimentés ». Le parquet présume que les voleurs ont agi sur ordre d’une organisation criminelle. Une soixantaine d’enquêteurs sont mobilisés pour retrouver les responsables. Aucun blessé n’est à déplorer suite à cet incident.
Les autorités ont confirmé que le musée du Louvre resterait fermé au public le lundi suivant le cambriolage. L’enquête pour retrouver les auteurs et les objets volés est en cours.
Les bijoux dérobés sont huit pièces exceptionnelles du XIXe siècle. Parmi elles figurent :
- Un diadème et une broche ayant appartenu à l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.
- Un collier et une paire de boucles d’oreilles en émeraude ayant appartenu à l’impératrice Marie-Louise.
- Un diadème, un collier et une boucle d’oreille issus de la parure en saphir de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense.
- Une broche dite « broche reliquaire ».
Deux autres objets, dont la couronne de l’impératrice Eugénie, ont été retrouvés à proximité du lieu du crime. Les enquêteurs supposent qu’ils pourraient être tombés lors de la fuite des malfaiteurs. Ces pièces font actuellement l’objet d’examens pour vérifier leur état.