Publié le 7 février 2026 18h20. L’appel à l’action lancé par un prêtre CMF (Congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus) invite chacun à incarner la lumière et le sel du Christ dans le quotidien, au-delà des discours et des attentes de résultats.
- Être lumière, c’est d’abord un acte de partage concret : rompre son pain, offrir un abri, vêtir ceux qui sont dans le besoin.
- L’amour véritable se manifeste par le don de soi, de son temps, de ses paroles et surtout, par la compréhension de l’autre.
- La persévérance dans la foi, même face à l’indifférence, est essentielle pour que la lumière du Christ continue de briller dans le monde.
Dans une réflexion spirituelle inspirée des lectures de la semaine, le Père Alexandre, CMF, souligne l’importance de ne pas se contenter de proclamer la foi, mais de la vivre pleinement, en actes de charité et de compassion. Il rappelle que la lumière dont nous avons besoin pour trouver notre chemin est celle que le Seigneur nous demande d’incarner.
« Rompez votre pain à celui qui a faim, abritez les pauvres sans abri, habillez ceux qui sont nus et alors votre lumière se lèvera comme l’aube », cite le Père Alexandre, reprenant les paroles du prophète Isaïe. Il insiste sur le fait que l’amour ne se limite pas à la générosité matérielle, mais englobe également le don de son temps, de ses paroles encourageantes et, surtout, de sa compréhension. Il s’agit de se mettre à la place de l’autre, de ressentir ses émotions et de le juger avec bienveillance.
Le prêtre met en garde contre l’hypocrisie et l’importance d’un amour sincère et universel. Il illustre son propos avec une fable de José Luis Martín Descalzo :
« Un jour, un prophète arriva dans une ville et commença à crier, sur la place principale, qu’un changement dans le cours du pays était nécessaire. Le prophète cria et une foule considérable vint entendre ses voix, bien plus par curiosité que par intérêt. Et le prophète a mis toute son âme dans son sermon, exigeant un changement de coutumes. Mais au fil des jours, de moins en moins de curieux entouraient le prophète et pas un seul ne semblait disposé à changer de vie. Mais le prophète ne se décourage pas et continue de crier. Jusqu’au jour où personne ne s’est arrêté pour écouter leurs voix. Mais le prophète continuait à crier seul sur la grande place. Et les jours passèrent. Et le prophète n’arrêtait pas de crier. Et personne ne l’a écouté. Finalement, quelqu’un s’est approché et lui a demandé : « Pourquoi cries-tu encore ? Ne vois-tu pas que personne ne veut changer ? « Je continue de crier, répondit le prophète, parce que si je me taisais, ils m’auraient changé. »
José Luis Martín Descalzo
Cette fable, selon le Père Alexandre, nous rappelle que nous devons être sel et lumière pour les autres, non pas en espérant un retour sur investissement, mais par conviction profonde. Il souligne que l’efficacité et les résultats ne doivent pas être la principale motivation de notre engagement, mais plutôt la foi en ce que nous faisons. Il met en parallèle cette idée avec l’expérience de Saint Paul, qui, malgré ses efforts, n’a pas toujours réussi à convaincre son auditoire. Cependant, il rappelle que la puissance de la parole de Dieu réside dans sa capacité à pénétrer les cœurs, indépendamment de la médiation humaine, par la « manifestation de l’Esprit et de sa puissance ».
Le prêtre conclut en appelant à l’unité des chrétiens autour de Jésus, source d’énergie spirituelle et de vérité. Il insiste sur le fait que, comme un fossé d’irrigation doit être rattaché à une rivière, nous devons rester en communion avec le Christ pour pouvoir rayonner et apporter un goût d’éternité et de bonheur à ceux qui sont désespérés. Il encourage chacun à être une petite lumière dans son environnement, une lumière d’affection et d’amour, et à ne pas avoir peur d’ouvrir la « salière » de sa vie chrétienne pour influencer positivement la société.
Ton frère dans la foi,
Alexandre, CMF