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Compagnies d’assurance maladie: utilisez les recettes du SP contre les primes élevées? – nouvelles

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Publié le 04/10/2025 14:27:00. Face à l’envolée des primes d’assurance maladie, qui préoccupe au plus haut point les Suisses, le Parti Socialiste (PS) propose de nouvelles mesures. La conseillère nationale Samira Marti défend l’initiative de « remise sur primes », visant à moduler les cotisations selon le revenu, tout en reconnaissant que la complexité du système de santé helvétique ne peut être résolue d’un coup.

  • Le coût croissant des primes d’assurance maladie est la préoccupation majeure des citoyens suisses, comme l’indique le dernier baromètre électoral SRG.
  • Le PS souhaite introduire une « remise sur primes » qui ajusterait le montant payé en fonction du revenu, bénéficiant ainsi à 85% de la population.
  • L’idée d’un fonds unitaire pour les caisses maladie est également avancée par le PS pour contrer l’inefficacité du « marché » actuel des assurances.

La hausse constante des primes d’assurance maladie représente le principal souci de la population suisse, un fait confirmé par le dernier baromètre électoral SRG. Pour y remédier, le Parti Socialiste (PS) met en avant ses propositions, même si la conseillère nationale Samira Marti reconnaît que les solutions miracles n’existent pas. « En septembre, la question n’est pas de savoir si les primes d’assurance maladie augmentent ou non, mais seulement de combien elles augmentent », souligne-t-elle. Elle dénonce le fait que « dans aucun autre pays d’Europe, la population ne finance une telle proportion des soins de santé de leur propre poche, entièrement indépendamment de leurs propres revenus. » Ce système, qualifié d' »extrêmement antisocial », est devenu un fardeau insoutenable pour une grande partie de la population.

L’initiative de « remise sur primes » proposée par le PS vise à harmoniser le système. L’idée est de permettre aux assurés de continuer à choisir leur franchise et leur compagnie d’assurance maladie, tout en bénéficiant d’une remise ou d’un supplément appliqué selon le revenu. « 85% de la population paierait moins que ce qu’elle paie aujourd’hui », assure Samira Marti. Interrogée sur la pertinence de modifier la clé de répartition des coûts, actuellement partagés entre cantons et caisses maladie, la conseillère nationale estime que son approche est plus simple. Elle admet cependant qu’il existe « de nombreux chantiers de construction dans les soins de santé » et qu’il est impossible de tout résoudre simultanément par une initiative populaire.

Concernant la gestion des urgences, Samira Marti précise que le principe de payer une partie des frais, en fonction de la franchise choisie, resterait inchangé, que ce soit pour une maladie ou un accident. Par ailleurs, le PS préconise la mise en place d’un fonds unitaire pour le système de santé, afin de pallier les défaillances du marché actuel. « Le ‘marché’, entre les compagnies d’assurance maladie, ne fonctionne pas », affirme-t-elle, pointant du doigt une bureaucratie inutile engendrée par la multitude d’acteurs (plus de 30 compagnies d’assurance privée et 26 registres de caisses maladie cantonales). Bien que l’effort administratif représente environ 5% des coûts totaux, Samira Marti suggère que des économies seraient possibles grâce à une meilleure coopération entre les assureurs. Elle met également en évidence le coût du changement d’assurance, estimé à 300 millions de francs suisses (CHF) par an, coût qui augmente avec la hausse des primes. Elle conclut qu’il est illusoire de parler de concurrence dans un marché où la consommation du bien (l’assurance) est obligatoire.

Samira Marti est conseillère nationale pour le canton de Bâle-Campagne depuis 2018. Elle est membre de la Commission de politique extérieure et de la Commission de la sécurité sociale et de la santé du Conseil national. En 2023, elle a co-présidé le groupe parlementaire PS avec Samuel Bendahan. Titulaire d’un baccalauréat en économie et sociologie de l’Université de Bâle obtenu en 2016, elle a ensuite obtenu un master en économie à l’Université de Zurich.

La conversation a été menée par Klaus Ammann.

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