Publié le 2025-10-23 18:38:00. Des syndicats d’enseignants et personnels de l’éducation dénoncent avec force des faits de violence et de harcèlement raciste au lycée agricole de Luçon-Pétré (Vendée), visant deux élèves de seconde. Les organisations pointent du doigt l’absence de réaction des adultes et une sanction disproportionnée envers les victimes, tout en appelant à une prise de conscience de la communauté éducative.
- Condamnation de violences et harcèlement raciste envers deux élèves de seconde au lycée agricole de Luçon-Pétré.
- Avertissement disciplinaire infligé aux victimes, conduisant une famille à retirer son enfant de l’établissement.
- Demande de moyens accrus pour l’enseignement moral et civique et la lutte contre les discriminations.
Les syndicats SUD Rural Territoires, SUD Éducation et Solidaires 85 ont fermement condamné des actes de violences et de harcèlement à caractère raciste subis par deux élèves de seconde au lycée agricole de Luçon-Pétré, en Vendée. Ces agressions auraient été perpétrées par des élèves de terminale, sans intervention visible des adultes présents pour protéger les victimes. Cette situation a conduit la famille de l’une des jeunes filles à la retirer de l’établissement, estimant que sa sécurité n’y était plus garantie.
Face à la gravité des faits et à la réaction disciplinaire envers les victimes, les organisations syndicales dénoncent une « absence de protection des victimes et l’impunité affichée des agresseurs ». Elles rappellent la responsabilité de l’équipe de direction de l’établissement public à prendre la mesure de la situation et à agir en conséquence, particulièrement à une époque où les discours et actes racistes se multiplient dans la société, amplifiés par certains relais médiatiques et politiques.
Dans ce contexte, l’ensemble de la communauté éducative de l’Enseignement agricole public est appelée à « faire barrage au racisme et à toutes formes de discriminations en cessant, de le banaliser et de l’invisibiliser ». Les syndicats insistent sur le droit de chaque élève à suivre sa scolarité en toute sécurité, sans crainte de violences liées à son origine, sa couleur de peau, sa religion, son genre ou son orientation sexuelle. Ces violences ont des conséquences durables sur le parcours scolaire des élèves concernés, et il est crucial de pouvoir les nommer et les combattre.
Soulignant que les valeurs de la République sont actuellement remises en cause, les organisations syndicales estiment qu’il est « plus que nécessaire et urgent d’agir pour que justice soit rendue ». Elles adressent également un message de soutien aux deux victimes et à leurs proches, assurant leur solidarité.
Plusieurs revendications émergent de cette situation :
- Un renforcement des moyens pour l’Enseignement Moral et Civique (EMC), ainsi que pour la lutte contre le harcèlement et les discriminations, afin qu’ils correspondent aux enjeux démocratiques actuels et ne restent pas de simples façades.
- La mise en place de groupes de travail dédiés au harcèlement raciste, dans le but de développer des formations spécifiques destinées aux personnels et aux élèves.