Publié le 2025-10-15 23:09:00. La candidate à la présidence irlandaise, Catherine Connolly, a abordé des sujets controversés, notamment la militarisation de l’UE, son soutien politique et un voyage en Syrie, défendant ses choix lors d’une interview télévisée.
- Catherine Connolly a exprimé sa préoccupation face à l’augmentation des dépenses militaires de l’UE au détriment des programmes sociaux.
- Elle a nié que le soutien du Sinn Féin à sa campagne ait été conditionné par une proposition de référendum sur la frontière irlandaise.
- Elle a justifié l’embauche d’une employée au passé judiciaire et l’utilisation de fonds publics pour un voyage en Syrie en 2018.
Lors de l’émission « Katie Hannon Live » sur la chaîne RTE, Catherine Connolly, candidate indépendante à la présidence de l’Irlande, a vivement critiqué ce qu’elle perçoit comme une militarisation croissante de l’Union européenne. Elle a souligné que cette tendance, qui se traduit par une augmentation des dépenses d’armement, la préoccupe profondément en tant que femme et mère, surtout dans un contexte de réduction des budgets sociaux. « Je suis sérieusement préoccupée par la direction prise par les pays qui dépensent plus d’argent en armement et en militarisation alors que nous réduisons l’argent dépensé en matière de protection sociale », a-t-elle déclaré.
La candidate a également réfuté avec force l’idée que son engagement en faveur d’un référendum sur la frontière irlandaise ait été un quelconque « prix à payer » pour obtenir l’appui du Sinn Féin. Elle a rappelé que cette position était déjà publiquement connue avant même le début de sa campagne. « Plus je fais de démarches, plus les gens du nord viennent me voir pour me dire que nous aimerions pouvoir voter pour vous », a-t-elle précisé.
Interrogée sur le recrutement d’une femme ayant purgé une peine de prison pour crime avec arme à feu et affiliée au parti républicain Éirígí, Catherine Connolly a défendu sa décision en invoquant les recommandations solides dont bénéficiait cette employée et sa propre conviction en la réhabilitation. Elle a précisé n’avoir pas été impliquée dans le processus de vérification des antécédents, mais avoir simplement demandé des éclaircissements sur le retard dans l’obtention d’un laissez-passer du Dáil (parlement) pour cette dernière.
Voyage en Syrie et engagement présidentiel
Catherine Connolly a également tenu à justifier l’utilisation de son allocation pour activités parlementaires afin de financer un voyage en Syrie en 2018. Elle a précisé avoir été guidée par plusieurs personnes lors de sa visite dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk à Damas, tout en niant avoir eu des interactions avec une milice pro-Assad, un groupe classé terroriste. Elle a qualifié cette mission d’enquête, soulignant en être revenue avec une profonde aversion pour la dictature, la guerre et la destruction.
Réitérant son engagement, elle a confirmé qu’elle ne chercherait qu’un seul mandat si elle était élue présidente. « Je ne ferai qu’un seul mandat », a-t-elle affirmé. « J’ai utilisé toute mon énergie pendant trois mois pour servir et avoir le privilège d’être président et je vais tout donner pendant sept ans. »
Concernant la transparence de la présidence, Catherine Connolly a exprimé son soutien à une plus grande liberté d’information et à un accès facilité aux données relatives au bureau présidentiel, tout en rappelant que toutes les dépenses sont soumises au contrôle de la Commission des comptes publics. Quant au rôle potentiel de son époux, Brian McEnery, en tant que « Premier gentleman », elle a laissé entendre que la décision lui appartiendrait entièrement.