Home Accueil Conseil de melons. Tajani prêt à s’envoler vers les déserts américains et allemands. L’opposition unie reprend les propos de Marina B. contre Trump

Conseil de melons. Tajani prêt à s’envoler vers les déserts américains et allemands. L’opposition unie reprend les propos de Marina B. contre Trump

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L’Italie participera à la première réunion du Conseil pour la paix de Gaza, prévue à Washington le 19 février, mais l’absence de l’Allemagne pose un problème diplomatique majeur. Rome assistera aux travaux en tant qu’observateur, une position défendue par le gouvernement Meloni comme un moyen de préserver sa souveraineté tout en restant engagé dans la recherche d’une solution au conflit.

Le vice-Premier ministre Antonio Tajani se rendra aux États-Unis pour cette réunion inaugurale. Le gouvernement italien justifie sa présence par la nécessité de défendre les intérêts des entreprises italiennes et d’obtenir des contrats dans le cadre de la reconstruction de la bande de Gaza. « Nous y allons parce qu’il y a un problème lié aux entreprises. Nous y allons parce que le gouvernement doit servir l’intérêt national », a déclaré Raffaele Nevi, porte-parole de Forza Italia.

La décision de participer, même sans droit de vote, a suscité des critiques de la part de l’opposition, notamment du Parti démocrate (PD), du Mouvement 5 étoiles (M5) et d’Action. Ces partis dénoncent une soumission aux exigences de l’administration américaine, dirigée par Donald Trump, qui espère mobiliser des fonds pour financer les activités du Conseil.

Le Premier ministre Giorgia Meloni a défendu sa position après des échanges téléphoniques avec le président de la République, Sergio Mattarella – des conversations dont l’existence n’a ni été confirmée ni infirmée. L’objectif, selon le gouvernement, est de ne pas s’isoler et de pouvoir influencer les discussions, même indirectement. Une résolution adoptée à une large majorité au Parlement italien souligne que le Conseil a été autorisé par une résolution de l’ONU (résolution 2803).

L’espoir italien repose sur la nomination de Nickolay Mladenov, un ancien envoyé spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, comme Haut Représentant pour Gaza. Mladenov, soutenu par les Émirats arabes unis, serait chargé de mettre en œuvre un plan de paix en 20 points et de superviser l’aide humanitaire et la reconstruction de la bande de Gaza.

Outre l’Italie, Chypre, le Japon, la Grèce et la commissaire européenne pour la Méditerranée, Dubravska Suica, ont confirmé leur participation en tant qu’observateurs. L’absence de l’Allemagne, en raison d’un congrès du parti CDU à Berlin, est source d’inquiétude pour Rome. Meloni tenterait de convaincre Berlin de participer, ne serait-ce qu’en envoyant un diplomate.

L’administration Trump ambitionne de collecter cinq milliards de dollars (environ 4,6 milliards d’euros) pour financer les activités du Conseil et prévoit d’annoncer le lancement de forces de stabilisation dans la région. L’invitation adressée à l’Italie, en tant qu’observateur, est présentée comme une reconnaissance de son engagement en faveur de la paix et de la coopération internationale.

À l’intérieur du gouvernement italien, la participation au Conseil est considérée comme « cruciale » par Fratelli d’Italia (FdI). Le parti au pouvoir minimise les critiques de l’opposition, les qualifiant d’« hystériques » et estime que le statut d’observateur ne compromet pas la souveraineté nationale.

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