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Correspondant de l’ORF Ukraine : Wehrschütz échappe de peu à une attaque de drone

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Publié le 2024-05-27 11:00:00. Le correspondant de l’ORF, Christian Wehrschütz, et son équipe ont échappé de peu à une attaque de drone russe alors qu’ils se rendaient dans l’est de l’Ukraine. Une vidéo diffusée sur Instagram témoigne de la violence de l’incident et de la rapidité avec laquelle ils ont dû réagir pour survivre.

  • Un drone russe a ciblé le véhicule transportant Christian Wehrschütz et son équipe.
  • L’équipage a réussi à s’extraire du véhicule quelques secondes avant l’explosion.
  • L’attaque, menée à courte distance, a causé des dégâts importants au véhicule.

La séquence, partagée samedi matin, débute par des images de l’intérieur du véhicule, avant de montrer le journaliste et ses accompagnateurs quittant précipitamment l’habitacle pour se mettre à l’abri en bord de route. Des cris en ukrainien, tels que « Sortez vite ! », précèdent une détonation sourde. Selon les premières observations de Christian Wehrschütz, l’assaut aurait été mené à l’aide d’une charge explosive larguée par un drone.

Une attaque éclair

Un membre de l’équipe a relaté avoir eu un avertissement divin, apercevant le drone surgir à une distance très rapprochée devant le véhicule. Ce témoignage souligne le manque de temps – quelques secondes seulement – dont ils ont disposé pour trouver refuge. Bien que Christian Wehrschütz et ses compagnons en soient sortis indemnes, la vidéo met en évidence le danger extrême de la situation. Des éléments rapportés suggèrent que l’attaque a été exécutée à bout portant avec une arme antichar.

La scène post-attaque révèle des décombres enflammés, des papiers dispersés, un pare-chocs détruit et une épaisse fumée s’échappant du compartiment moteur et de l’habitacle du petit camion. Des impacts de shrapnels sont clairement visibles sur la partie arrière du véhicule. L’un des journalistes capture des images de la scène tandis que Wehrschütz et un autre membre de l’équipe filment avec leurs téléphones portables.

Un déplacement humanitaire tragiquement interrompu

Après l’explosion, des cris « Finissez », « C’est fini » retentissent. Le conducteur, après avoir inspecté les dégâts, semble faire le signe de croix. Christian Wehrschütz, correspondant de longue date de l’ORF en Ukraine, se rendait ce samedi dans la région de Donetsk, dans l’est du pays. Il était accompagné d’employés de l’organisation humanitaire ukrainienne Proliska et d’un journaliste espagnol. Le groupe avait pour objectif de documenter les opérations d’évacuation en cours dans la ville de Konstantinovka, située à proximité du front.

Lors de son intervention samedi soir dans le journal télévisé ZIB13, Christian Wehrschütz a qualifié l’engin de drone russe, affirmant qu’il s’était dirigé « droit vers nous ». Il a mentionné que malgré les filets installés le long du front pour intercepter ces engins et les dispositifs embarqués sur leur véhicule censés repousser les drones, les drones FPV (contrôlés en immersion, ou « First Person View ») échappent à ces mesures. « On ne peut pas les perturber électroniquement », a-t-il précisé, expliquant que ces drones sont souvent employés au plus près des combats, notamment contre des chars.

« Nous avions cinq anges gardiens et un employé réactif » qui ont vu le drone approcher. Les quatre membres de l’équipe vont bien, « nous avons survécu ».

Christian Wehrschütz, Correspondant de l’ORF

« J’ai eu un indice de Dieu ; j’ai vu le drone apparaître devant le véhicule, à une distance relativement courte ; l’équipe n’a eu que quelques secondes pour se protéger. »

Membre de l’équipe de Christian Wehrschütz (traduit de l’ukrainien)

« C’est le destin et Dieu était avec nous pour que nous soyons sortis de là. »

Christian Wehrschütz, Correspondant de l’ORF

Wehrschütz a par ailleurs souligné la nature aléatoire et dangereuse de son travail, rappelant qu’il est important de rester conscient que « l’on n’est pas un héros » et qu’il faut constamment évaluer les risques, tout en acceptant que les situations puissent avoir des issues différentes.

Condamnations politiques

En réaction à cet événement, la ministre des Affaires étrangères Beate Meinl-Reisinger (NEOS) a qualifié l’attaque contre Christian Wehrschütz et l’équipe de l’organisation humanitaire de nouvelle preuve de la barbarie de la guerre en Ukraine. Elle a dénoncé avec fermeté les attaques délibérées de la Russie contre des civils, des humanitaires et des journalistes, jugeant cette situation « absolument inacceptable ».

« La Russie attaque également délibérément des civils, des travailleurs humanitaires et des journalistes – c’est absolument inacceptable. »

Beate Meinl-Reisinger, Ministre des Affaires étrangères

Dans la foulée, le ministère des Affaires étrangères a annoncé une aide rapide et simplifiée de 1 000 euros à l’organisation humanitaire Proliska. Nico Marchetti, secrétaire général de l’ÖVP, a également fermement condamné l’agression visant un journaliste autrichien, la qualifiant d’« inacceptable et devant être condamnée dans les termes les plus fermes ».

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