Publié le 19 février 2026, 17h54. De nouvelles révélations dans l’enquête sur l’incendie du bar « Le Constellation » à Crans-Montana suggèrent que la direction aurait demandé de limiter l’accès au public à une seule entrée, une information qui contredit les déclarations précédentes des exploitants.
- Un videur a témoigné avoir entendu la direction demander de restreindre l’accès à l’entrée principale.
- L’avocat d’une association de victimes qualifie ces informations de « choquantes » et remet en question la priorité accordée à la sécurité.
- Les exploitants du bar contestent ces allégations et mettent en avant des témoignages contradictoires.
Un jeune homme de 28 ans, employé comme videur au « Constellation » la nuit du Nouvel An, a affirmé devant le procureur valaisan que la direction avait demandé de ne laisser ouverte que l’entrée principale du bar. Cette déclaration, rapportée par son avocat, Thomas Barth, relance les interrogations sur les circonstances tragiques de l’incendie qui a coûté la vie à plusieurs personnes.
Selon l’avocat, son client, embauché en intérim pour contrôler les cartes d’identité, a été témoin d’une conversation entre Jessica Moretti, la gérante du « Constellation », une serveuse et son compagnon, concernant l’accès au bar.
« Mon client explique que Mme Moretti a demandé que l’accès soit limité à la seule entrée principale du ‘Constellation’ et qu’aucune autre entrée ne soit autorisée afin d’empêcher les gens d’entrer par les entrées interdites »,
Thomas Barth, avocat du videur
Cette information est d’autant plus sensible qu’elle contredit les déclarations répétées des exploitants, qui affirment que la porte de service du rez-de-chaussée était constamment ouverte. Plusieurs victimes avaient été retrouvées inconscientes derrière cette porte fermée la nuit du drame.
Romain Jordan, avocat représentant plusieurs familles de victimes, estime que ce témoignage est crucial.
« C’est absolument choquant et contraste de manière frappante et directe avec ce qui ressort aujourd’hui des déclarations des accusés sur la porte ouverte. Nous avons ici la confirmation que la sécurité était tout sauf une priorité. »
Romain Jordan, avocat des victimes
Les avocats du couple exploitant, interrogés par RTS, ont regretté que le secret d’instruction soit, selon eux, « visiblement piétiné par certaines personnes ». Ils soulignent également l’existence de témoignages contradictoires concernant la porte de service du rez-de-chaussée.
L’enquête pénale se poursuit afin d’établir les responsabilités dans cette affaire. Le couple est pour l’instant présumé innocent des accusations d’homicide par négligence.