Home Économie Crédit-logement : la Belgique s’en sort mieux que les Pays-Bas, mais moins bien que la France

Crédit-logement : la Belgique s’en sort mieux que les Pays-Bas, mais moins bien que la France

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Publié le 12 mai 2025. La hausse des taux d’intérêt a entraîné une augmentation significative des crédits hypothécaires, impactant le pouvoir d’achat des ménages. Le contexte géopolitique a également joué un rôle, incitant certains à sécuriser leurs actifs dans la pierre.

En août, le taux moyen des nouveaux contrats de crédit hypothécaire a atteint 3,29 %, marquant une nette différence par rapport aux 1,48 % enregistrés en janvier 2022. Cette augmentation s’inscrit dans un mouvement plus large : après avoir culminé à 3,9 % en décembre 2023, suite aux relèvements des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) pour contrer l’inflation, le taux a connu une décrue temporaire à 3,05 % en janvier 2025 avant de remonter.

Bien que le crédit-logement reste historiquement bas par rapport aux années précédentes, le taux actuel est jugé élevé. Il est supérieur à ceux observés en France (3,01 %), au Portugal (2,86 %) et en Espagne (2,68 %), mais inférieur à ceux de l’Allemagne (3,71 %) et des Pays-Bas (3,49 %). Éric Dor, expert, nuance cependant ces chiffres : « En Espagne et au Portugal, les prêts immobiliers sont majoritairement à taux variable, ce qui les rend plus sensibles aux fluctuations du marché monétaire que ceux de Belgique ou de France, où les banques privilégient les prêts à taux fixe. »

La marge de manœuvre des banques dans les prêts hypothécaires

Une analyse graphique révèle que la trajectoire des taux d’intérêt pour les prêts immobiliers suit généralement celle des rendements sur la dette publique. L’expert confirme : « Au cours du temps, la trajectoire des taux d’intérêt des prêts immobiliers suit la tendance des rendements sur la dette publique. »

Toutefois, il apparaît que les banques disposent d’une certaine liberté pour ajuster leurs offres de crédit hypothécaire par rapport à ces rendements. « Ainsi, poursuit Éric Dor, le taux de rendement sur la dette publique de la Belgique dépasse le taux de rendement sur la dette publique des Pays-Bas, mais les taux des prêts immobiliers sont moins élevés en Belgique qu’aux Pays-Bas. De même, le rendement de la dette publique belge est inférieur à celui de la France, mais les taux immobiliers sont moins hauts en France qu’en Belgique. Cela met en lumière l’influence de caractéristiques propres au marché bancaire de chaque pays, comme le niveau de concurrence. »

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