Publié le 23 février 2026. La nouvelle adaptation du classique d’Emily Brontë, « Les Hauts de Hurlevent », divise la critique, privilégiant une esthétique visuelle audacieuse au détriment d’une émotion véritablement palpable.
- Le film, réalisé par Emerald Fennell, met en scène Margot Robbie et Jacob Elordi dans les rôles de Catherine Earnshaw et Heathcliff.
- Avec un budget de 80 millions de dollars (environ 74 millions d’euros), le film a déjà rapporté 152 millions de dollars (environ 141 millions d’euros) au box-office mondial.
- L’œuvre d’Emily Brontë a été adaptée plus de 15 fois depuis 1920, avec la version de 1939 signée William Wyler restant une référence.
L’histoire d’amour tumultueuse entre Catherine Earnshaw et Heathcliff, issue du unique roman d’Emily Brontë publié en 1847, continue de fasciner les cinéastes. Cette nouvelle version, sortie le 13 février 2026, tente de se démarquer par une approche visuelle et stylistique singulière, s’inspirant de réalisateurs comme Baz Luhrmann (« Roméo + Juliette », 1996) et Sofia Coppola (« Marie Antoinette », 2006).
Le film se déroule dans les paysages sauvages et venteux du Yorkshire au XIXe siècle. Cathy, issue d’une famille aisée, et Heathcliff, un orphelin recueilli par son père, développent une relation passionnée, oscillant entre innocence et destruction. Leur lien profond est mis à l’épreuve par les conventions sociales, la jalousie et leurs propres démons intérieurs, les entraînant vers une tragédie inévitable.
Emerald Fennell, également scénariste, a opté pour une interprétation libre de l’œuvre originale, privilégiant une atmosphère visuellement frappante. Les costumes somptueux, les décors exubérants et la bande originale de Charli XCX contribuent à créer un univers à la fois romantique et pervers. Cependant, cette esthétique parfois excessive tend à éclipser la profondeur émotionnelle des personnages et la complexité de leur relation.
Le film ne manque pas de scènes chargées de sensualité, mais certains critiques ont souligné un penchant pour le mélodrame. La réalisatrice semble avoir privilégié l’impact visuel à la crédibilité psychologique, créant un spectacle flamboyant qui peut laisser le spectateur sur sa faim. Comme le souligne un commentateur, le film ressemble davantage à une tragédie victorienne explorant les conséquences d’une codépendance toxique qu’à une simple histoire d’amour interdit.
Bien que le film ne soit pas une adaptation fidèle du roman, il offre une relecture intéressante de l’œuvre d’Emily Brontë. Il ne s’agit ni d’un drame d’époque conventionnel, ni d’un film parfaitement maîtrisé, mais d’une proposition audacieuse qui ne laissera probablement personne indifférent. Pour en savoir plus sur le film, vous pouvez consulter sa page sur Wikipédia ou sur IMDb.