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Critique film – YOROÏ – Abus de Ciné

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Publié le 2025-10-28 19:02:00. Le chanteur Orelsan explore une nouvelle facette de sa carrière avec « Yoroï », un film de fiction qui mêle folklore japonais et introspection sur la célébrité. Après avoir rempli les salles pour ses avant-premières, le long-métrage propose une aventure fantastique ancrée dans les thématiques de l’artiste.

Le parcours d’Aurélien, alter ego du chanteur, prend une tournure inattendue lorsqu’il voit son rêve d’adolescent, devenir chanteur et remplir des salles, se réaliser. Désireux de prendre du recul face à la vie publique, il s’installe au Japon avec sa femme Nanako, enceinte. Une fois sur place, un incident avec son téléphone portable le mène à la découverte d’une mystérieuse armure, qui le condamne à un destin qu’il ne peut plus fuir.

Cette nouvelle œuvre, imaginée comme un long-métrage fantastique teinté de folklore japonais, met en scène des monstres et des combats inspirés du taekwondo. Le projet, déjà prometteur en avant-première, se révèle efficace dans son mélange de récit d’aventure et de parabole sur la carapace que l’artiste a dû construire face à l’exposition médiatique, aux fans parfois envahissants et aux pressions diverses liées à la célébrité.

Si le thème de la célébrité et de ses excès, déjà exploré dans ses textes ou sa série documentaire, n’est pas inédit, la forme adoptée par « Yoroï » est singulière. Le film parvient à maintenir un certain suspense, propose des scènes de combat dynamiques et intègre des créatures surnaturelles (les fameux yokaïs) dont les représentations visuelles sont réussies et symboliquement liées au passé ou aux angoisses du protagoniste.

Bien que certains messages personnels ou dialogues puissent sembler parfois convenus, la réflexion globale bénéficie du phrasé caractéristique du chanteur, apportant un ton percutant et décalé à certaines séquences, notamment lors du retour en France dans la partie finale. L’humour, incisif et parfois provocateur, est omniprésent, même s’il ne fait pas toujours mouche, comme le montrent certaines scènes récurrentes.

Au final, « Yoroï » se présente comme un divertissement ciblant autant les fans, séduits par la logique centrée sur les excès de la célébrité et les risques de mégalomanie, que le grand public, à condition qu’il apprécie un ton parfois caustique et des réparties audacieuses.

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