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« Cuba est disposé à dialoguer avec les États-Unis »

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Publié le 5 février 2026 à 19h13. Cuba réaffirme sa volonté d’engager un dialogue avec les États-Unis sur un large éventail de sujets, malgré les tensions persistantes et les pressions économiques exercées par Washington.

  • Le président cubain Miguel Díaz-Canel a déclaré que l’île est prête à discuter avec les États-Unis de questions telles que l’immigration, la sécurité et la lutte contre le trafic de drogue.
  • Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions, notamment liées à la situation au Venezuela et au blocus pétrolier imposé à Cuba.
  • Les affirmations de l’administration Trump concernant des négociations secrètes avec La Havane ont été démenties par les autorités cubaines.

Le président cubain Miguel Díaz-Canel a réitéré ce jeudi la disponibilité de Cuba à engager des discussions avec les États-Unis sur n’importe quel sujet, dans le but d’établir une relation « civilisée » et « mutuellement bénéfique » entre les deux pays voisins. Dans une prise de parole télévisée inhabituelle, le chef de l’État a souligné que Cuba aborde ces potentielles discussions « dans une position de respect » pour la « souveraineté » et « l’autodétermination » de l’île, sans pour autant accepter d’aborder des questions perçues comme une « ingérence » dans ses affaires intérieures.

« C’est à partir d’un tel dialogue que nous pouvons construire une relation de voisinage civilisée », a insisté le président cubain. Selon lui, les discussions pourraient porter sur des sujets variés, notamment « les questions d’immigration, les questions de sécurité, la lutte contre le trafic de drogue, la lutte contre le terrorisme, les questions environnementales et la collaboration scientifique », entre autres.

Cette ouverture au dialogue n’est pas nouvelle. Le 12 janvier dernier, Díaz-Canel avait déjà exprimé sur la plateforme X sa volonté d’« engager un dialogue sérieux et responsable » fondé sur « l’égalité souveraine, le respect mutuel, les principes du droit international et le bénéfice réciproque, sans ingérence dans les affaires intérieures et dans le plein respect de notre indépendance ». Ces déclarations font écho à un contexte de tensions croissantes avec Washington, exacerbées par la situation politique au Venezuela et les sanctions économiques imposées à Cuba.

Cependant, les propos de l’administration américaine divergent de la position cubaine. Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossio, a nié mardi, dans un entretien avec l’agence EFE, que La Havane envisage la mise en place d’une table de négociation avec les États-Unis. Ces démentis contrastent fortement avec les affirmations répétées de l’ancien président Donald Trump, qui a assuré à plusieurs reprises que son administration était en négociation avec le gouvernement cubain, et ce, à un niveau élevé.

La situation au Venezuela a eu un impact direct sur Cuba, notamment en interrompant les approvisionnements énergétiques vitaux pour l’île. Selon divers experts, Cuba dépendait du Venezuela pour environ 30 000 barils de pétrole par jour en 2025, sur un besoin total de 110 000 barils. Pour accentuer la pression sur Cuba, Donald Trump a signé le 29 janvier un décret présidentiel menaçant d’imposer des droits de douane à tous les pays fournissant du pétrole à l’île.

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