Rosalía dévoile son nouvel opus immersif à New York : une expérience sensorielle hors du temps. La superstar espagnole a réuni une pléiade d’invités triés sur le volet pour la première écoute de son très attendu nouvel album, transformant un événement musical en une véritable expérience quasi-mystique.
La soirée, qui s’est déroulée dans une atmosphère feutrée, a vu défiler une foule d’artistes renommés venus découvrir la nouvelle création de Rosalía. Parmi eux, la popstar Dua Lipa, accompagnée de son fiancé, l’acteur Callum Turner, s’est distinguée dans la section VIP. La chanteuse de « Physical » arborait un long manteau imprimé serpent, tandis que l’acteur avait opté pour une veste en peau de mouton noire. L’actrice Emily Ratajkowski, le dramaturge Jeremy O. Harris et le photographe Tyler Mitchell figuraient également parmi les privilégiés.
Vers 19h30, les invités ont été conduits à leur place, installés sur des bancs blancs disposés devant un immense drap immaculé. Une mise en scène sobre et impressionnante, rappelant l’esthétique épurée du travail de Charli XCX. Dans un souci d’immersion totale, tous les appareils d’enregistrement, y compris les téléphones portables, ont été confisqués et placés dans des pochettes Yondr. L’objectif : permettre aux participants de s’abandonner pleinement à la musique, coupés du monde extérieur.
Avant le début de la diffusion, un message projeté sur le grand drap blanc a invité les auditeurs à la réflexion : « À quand remonte la dernière fois que vous avez été dans l’obscurité totale ? Parfois, être dans l’obscurité totale est le meilleur moyen de trouver la lumière. » Une introduction poétique qui donnait le ton à l’expérience sonore qui allait suivre.
C’est dans ce cadre singulier que l’écoute de l’album, baptisé *Lux*, a débuté. Une centaine de personnes, plongées dans le silence, ont été enveloppées par la voix puissante de Rosalía, tandis que les paroles défilaient sur l’écran géant. Cet opus audacieux, véritable fusion de genres, révèle la polyvalence linguistique de l’artiste, qui s’exprime dans 13 langues différentes au fil des 18 titres. De son espagnol natal au catalan, en passant par l’anglais, l’hébreu, le mandarin, l’italien, l’arabe, le latin, et bien d’autres encore, Rosalía démontre l’étendue de son influence artistique à l’échelle mondiale, sans jamais renier ses racines flamenco.
Le public a réagi avec ferveur dès les premières notes de « Berghain », le premier single interprété en allemand, qui compte les participations de Björk et Yves Tumor. L’hymne percutant et revendicateur « La Perla » a également suscité une vive émotion avec ses paroles sans concession adressées à un ancien amour. Rosalía y dresse le portrait d’un ex-partenaire dévastateur, déclarant : « La déception locale / Le briseur de cœur national / Un terroriste émotionnel / Le plus grand désastre mondial ». Une diatribe qui aurait trouvé sa place naturelle sur un album de rupture à la Lily Allen.