Publié le 2025-10-30 05:04:00. Le Brésil et la Malaisie unissent leurs forces dans la production de semi-conducteurs, une alliance stratégique annoncée en marge de la visite du président Lula da Silva à Kuala Lumpur, où cinq accords de coopération ont été paraphés dans les domaines technologiques.
- Une nouvelle coentreprise vise à relancer l’industrie brésilienne des puces et à intégrer le pays dans la chaîne d’approvisionnement mondiale.
- L’accent sera mis sur les technologies pour véhicules électriques et la transition énergétique, en s’appuyant sur l’expertise malaisienne.
- Le Brésil entend également valoriser ses vastes réserves de minéraux stratégiques, cruciaux pour la fabrication de composants électroniques.
Dans le cadre de cette démarche, la ministre brésilienne de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, Luciana Santos, a confirmé l’avancée des préparatifs pour une collaboration industrielle majeure avec la Malaisie. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté technologique du Brésil et de le positionner sur la scène mondiale des semi-conducteurs, un secteur jugé vital pour l’économie globale. La Malaisie, actuellement sixième producteur mondial de puces, apporte un savoir-faire précieux qui sera mis à profit pour développer des applications dans les domaines des véhicules électriques et hybrides, ainsi que pour soutenir la transition énergétique.
Ce projet est étroitement lié à la réactivation du Centre National de Technologie Électronique Avancée (Ceitec), une entreprise publique que le gouvernement brésilien a choisi de reprendre afin de stimuler l’innovation technologique et d’assurer une plus grande autonomie stratégique du pays. La ministre Santos a par ailleurs souligné le potentiel considérable du Brésil en matière de minéraux stratégiques, notamment les terres rares. Ces éléments sont indispensables à la fabrication de moteurs, de batteries et d’une multitude d’équipements électroniques. Le Brésil détient la deuxième plus grande réserve mondiale de ces matériaux, et le gouvernement a mis en place un Conseil national de politique minérale pour superviser leur exploitation dans le respect des principes de durabilité et de rigueur scientifique.