Home Sciences et technologies De combien de QI la génération TikTok a-t-elle alors ? (Allemagne, travail, famille)

De combien de QI la génération TikTok a-t-elle alors ? (Allemagne, travail, famille)

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La génération Alpha, née à partir de 2010, est-elle réellement celle que l’on décrit souvent : une génération hyperconnectée et potentiellement déconnectée du monde réel ? Un membre de cette génération prend la parole pour nuancer les jugements hâtifs et pointer du doigt les responsabilités des adultes.

Les débats sur la génération Alpha, ceux nés à partir de 2010 (certains situent le début en 2013), sont nombreux. On les caricature souvent comme des enfants rivés aux écrans, biberonnés à des contenus numériques comme Cocomelon et maîtrisant les tablettes dès le plus jeune âge. Pourtant, cette image est-elle vraiment représentative de l’ensemble de cette cohorte ?

Selon l’auteur de cette réflexion, il existe une grande disparité au sein de la génération Alpha. Il distingue une première vague, celle qui a connu un monde encore marqué par des objets comme l’iPod, une génération intermédiaire, omniprésente sur les réseaux sociaux, et une dernière, encore très jeune, qui ne dépasse pas trois ans. Il souligne qu’il est courant de penser que l’âge moyen d’un enfant Alpha se situe entre six et dix ans, ce qui implique une naissance postérieure à 2014. « C’est un peu étrange que les éléments censés définir une génération ne soient partagés que par près de la moitié de toutes les cohortes issues de cette génération, n’est-ce pas ? » s’interroge-t-il.

L’auteur ne nie pas l’omniprésence des écrans, mais met en garde contre une généralisation excessive. Il observe avec inquiétude que certains enfants, dès l’école primaire, sont exposés à des opinions populistes sur Internet, sans en comprendre réellement le sens. « Le problème ici n’est pas la génération, mais plutôt l’environnement non modéré dans lequel ils grandissent », affirme-t-il. Il rappelle que son propre parcours a été différent, avec des CD et des sœurs aînées, sans accès précoce aux tablettes.

La question de l’éducation et de l’accompagnement parental est au cœur de son analyse. Il ne s’agit pas de blâmer les parents, mais de souligner leur rôle essentiel dans l’apprentissage de l’utilisation responsable d’Internet. Il évoque, avec une pointe d’ironie, le recours facile à des contenus comme Cocomelon pour calmer un enfant en pleurs en voiture. « Certains parents sont un peu paresseux, parce que certains parents s’en moquent ! »

En conclusion, l’auteur insiste sur le fait que l’environnement dans lequel grandit un enfant est déterminant. Il déplore un contexte social qui tend à confiner les enfants dans un univers numérique, limitant leurs interactions avec le monde réel et leur créativité. « Nous aurions tous pu être élevés comme ça, ce n’est pas la faute des enfants, mais des parents, de la société en général, qui permet uniquement aux enfants de communiquer et de se développer de manière créative via les réseaux sociaux », conclut-il, soulignant que les enfants ne sont finalement que le reflet de l’éducation qu’ils reçoivent.

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