Publié le 17 octobre 2025 04:15:00. Caracas a vivement démenti les allégations du journal américain Miami Herald, selon lesquelles le vice-président vénézuélien Delcy Rodríguez aurait négocié avec les États-Unis un éventuel départ du pouvoir du président Nicolas Maduro. Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions accrues et de pressions américaines sur le régime.
- Delcy Rodríguez a qualifié de « FAUX » les informations sur d’éventuelles négociations avec Washington.
- Elle a assuré que le gouvernement bolivarien était « compact et uni » autour de son président.
- Le Miami Herald affirme que Rodriguez aurait proposé des arrangements via le Qatar pour un départ de Maduro.
La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a vigoureusement rejeté ce jeudi 16 octobre 2025 les informations publiées par le journal américain Miami Herald. Selon cette publication, elle et son frère Jorge Rodríguez auraient tenté de négocier avec Washington le départ du pouvoir du président Nicolas Maduro, en échange, notamment, de garanties pour leur propre maintien.
Le Miami Herald rapporte que les frères Rodríguez auraient utilisé comme argument le fait qu’ils n’étaient pas visés par des accusations de trafic de drogue. Ces allégations s’inscrivent dans un contexte où les États-Unis accusent directement Nicolas Maduro de diriger des cartels et ont récemment déployé des navires de guerre dans les Caraïbes pour lutter contre ce qu’ils décrivent comme un trafic de drogue massif. Le Venezuela, de son côté, dénonce ces actions comme une « menace » visant un « changement de régime ».
Via son compte Telegram, Delcy Rodríguez a fustigé ces révélations :
« FAUX !! Un autre média qui ajoute au dépotoir de la guerre psychologique contre le peuple vénézuélien. Ils n’ont ni éthique ni morale, et ils privilégient exclusivement les mensonges et la charogne. »
Elle a par la suite affirmé l’unité du pouvoir chaviste :
« La révolution bolivarienne dispose d’un haut commandement politique militaire, compact et uni autour de la volonté du peuple. »
Pour illustrer cette unité, elle a partagé une photo aux côtés du président Maduro avec la légende : « Ensemble et unis avec le président Maduro ».
Le quotidien américain détaille que les propositions de Delcy Rodríguez auraient été acheminées par l’intermédiaire du Qatar, pays qui a déjà joué un rôle de médiateur dans des échanges de prisonniers entre les États-Unis et le Venezuela. D’après le Miami Herald, Nicolas Maduro aurait donné son accord pour ces négociations.
Ces développements surviennent alors que la présence navale américaine dans les Caraïbes a été marquée par des affrontements. Depuis le début du déploiement en août, les États-Unis ont mené au moins cinq attaques contre de petits bateaux, entraînant la mort de 27 personnes. Le président américain Donald Trump avait par ailleurs annoncé la veille avoir autorisé des opérations de la Central Intelligence Agency (CIA) contre le Venezuela, sans préciser de date, et évoqué la possibilité d’opérations terrestres contre les cartels de drogue.
Face à ces menaces, Nicolas Maduro a de nouveau insisté sur le rejet de ces déclarations et a interrogé la fiabilité des allégations américaines lors d’un événement officiel :
« Peut-on croire que la CIA n’opère plus au Venezuela depuis 60 ans ? Peut-on croire que la CIA n’a pas conspiré depuis 26 ans contre le commandant Chávez et contre moi ? »