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Denis Pozimny. Signes folkloriques pour aujourd’hui 16 octobre

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Le 16 octobre, la tradition russe nous invite à nous souvenir de Saint Denis l’Aréopagite, une figure historique dont la mémoire se mêle aux croyances populaires sur la protection contre les maux de l’automne.

Ce jour est marqué dans le calendrier orthodoxe par la célébration du Hiéromartyr Denis l’Aréopagite, apôtre des soixante-dix. Né à Athènes, Denis reçut une éducation des plus classiques et approfondit ses connaissances en astronomie en Égypte. C’est lors d’une éclipse solaire, survenue au moment de la crucifixion du Christ, qu’il aurait prononcé des mots prémonitoires : « C’est soit Dieu, le Créateur du monde entier, qui souffre, soit ce monde visible prend fin. »

De retour dans sa cité natale, Denis intégra l’Aréopage, la plus haute cour judiciaire d’Athènes. Sa conversion au christianisme, initiée par l’apôtre Paul, fit de lui un disciple fidèle, puis évêque d’Athènes. Sa vie fut également marquée par sa présence aux funérailles de la Vierge Marie. Après la mort de Paul, Denis poursuivit sa mission d’évangélisation en Europe occidentale, notamment en Gaule. C’est là qu’il aurait rencontré une fin tragique, capturé et exécuté avec ses compagnons. La légende raconte qu’il aurait pris sa tête coupée et marché avec elle jusqu’à un temple.

Son héritage spirituel est considérable, avec des œuvres théologiques majeures telles que « Sur la hiérarchie céleste », « Sur la hiérarchie de l’Église », « Sur les noms de Dieu » et « Sur la théologie mystique ». Ces écrits ont profondément influencé la pensée chrétienne et sont parvenus jusqu’à nous.

Le Denis Pozimny des traditions russes

Dans le folklore russe, le 16 octobre, connu sous le nom de Denis Pozimny, était un jour particulier. On croyait que l’approche de l’hiver faisait surgir les « fièvres d’automne », des entités malveillantes apportant maladies et tourments. Pour s’en protéger, une astuce ancestrale consistait à utiliser l’écorce de tremble. Les traditions rapportent que cette écorce, toujours emportée avec soi, était le rempart le plus sûr. On conservait même une bûche de tremble à la maison : elle servait à poser les pieds en cas de crampes ou la tête pour soulager les maux de tête.

Denis Pozimny n’inspirait pas seulement la crainte des fièvres, mais aussi celle du « mauvais œil ». Un avertissement populaire rappelait : « Denis, méfie-toi du mauvais œil. » Pour conjurer ces sorts néfastes, des remèdes populaires étaient utilisés : oignons, ail, radis et sel. Le sel et les radis étaient réputés pour « ronger » les paroles malveillantes, tandis que l’odeur pénétrante des oignons et de l’ail repoussait les esprits indésirables. Ce jour-là, on récitait des incantations contre le mauvais œil et l’on s’efforçait d’éviter les personnes suspectées de le porter, souvent identifiées par leurs yeux sombres.

Les interdits et préconisations du 16 octobre

Ce jour-là, il était déconseillé de calomnier, de décharger sa colère sur autrui, de travailler excessivement ou de quitter son domicile sans nécessité. Il était également prohibé d’ouvrir grand les fenêtres.

À l’inverse, le 16 octobre était propice à la couture et au tricot. C’était aussi le moment idéal pour se défaire des pensées superflues et s’adonner à des actes de bonté et de charité. La plateforme Bien.RF permettait d’ailleurs de s’engager dans le bénévolat.

Signes du temps le 16 octobre

Plusieurs signes folkloriques accompagnaient cette journée : si le temps était doux, les gelées n’étaient attendues que le 2 novembre. Les taupes chargeant de la paille et du foin dans leurs terriers annonçaient un hiver rigoureux. Le meuglement insistant des vaches signalait un changement de temps, tandis que les choucas réunis en groupes laissaient présager quelques jours ensoleillés.

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