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Déploiements de la Garde nationale: ce qui se passe à Portland et à Chicago

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L’administration Trump intensifie ses efforts pour déployer des troupes de la Garde nationale à Portland, en Oregon, et à Chicago, malgré les protestations des autorités locales et des gouverneurs concernés. Cette décision, perçue comme une escalade politique, suscite des inquiétudes quant à l’usage de la force fédérale dans des contextes civils.

Dans le détail, près de 400 membres de la Garde nationale du Texas sont attendus à Chicago. Leur déploiement, initialement prévu pour mardi ou mercredi, a reçu le feu vert d’un juge fédéral, rejetant une demande de l’État de l’Illinois visant à bloquer cette présence. Le gouverneur de l’Illinois, J.B. Pritzker, a fermement dénoncé cette initiative, la qualifiant d’« invasion inconstitutionnelle ».

Parallèlement, à Portland, deux tentatives du président Donald Trump pour faire intervenir des troupes de la Garde nationale, d’abord de l’Oregon puis de Californie, ont été retoquées par un juge fédéral. Ces actions interviennent alors que le président a décrit la ville de manière controversée comme étant « ravagée par la guerre ».

L’administration Trump justifie ces déploiements en invoquant des manifestations devant des installations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à Portland et Chicago. Cependant, cette justification semble déformer la réalité des événements. À Chicago notamment, des agents fédéraux de l’immigration ont fait usage de gaz lacrymogène et procédé à des arrestations, y compris celle d’un membre du conseil municipal.

Il est rappelé qu’en août dernier, des troupes de la Garde nationale avaient déjà été déployées à Washington D.C., où leur rôle s’est limité à des tâches d’entretien du paysage. Mais le président Trump semble avoir une vision plus ambitieuse de ces interventions, déclarant récemment vouloir « utiliser certaines de ces villes dangereuses comme des terrains d’entraînement pour nos militaires ».

Cette stratégie de déploiement de forces armées dans des villes américaines, en contradiction avec la volonté des dirigeants locaux et soutenue par des gouverneurs d’États républicains comme Greg Abbott du Texas, soulève des questions fondamentales. La rhétorique employée par l’administration se fait de plus en plus alarmiste. Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, a ainsi qualifié les manifestations anti-ICE à Portland de « la définition même du terrorisme intérieur ».

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