Publié le 2025-10-20 08:09:00. Malgré des échanges tendus et des frappes aériennes israéliennes, Donald Trump a affirmé que le cessez-le-feu à Gaza était toujours en vigueur. Washington semble chercher à dédouaner les dirigeants du Hamas de certains affrontements récents.
- Le président américain Donald Trump maintient que le cessez-le-feu à Gaza est toujours effectif, malgré des bombardements israéliens consécutifs à des accusations de violations par le Hamas.
- Trump a suggéré que les récents tirs n’impliquaient pas nécessairement les plus hauts responsables du Hamas, évoquant des « rebelles internes ».
- Israël avait mené des frappes aériennes sur l’enclave, affirmant reprendre l’application du cessez-le-feu après avoir constaté ce qu’il considérait comme une rupture de l’accord par le Hamas.
Lors d’une conférence de presse à bord d’Air Force One, Donald Trump a précisé sa position concernant la trêve en vigueur dans la bande de Gaza. Il a souligné que, malgré des échanges de tirs survenus récemment, l’accord de cessez-le-feu promouvant une accalmie dans la région restait applicable. Le président américain a même nuancé la responsabilité des dirigeants du Hamas dans ces incidents, les attribuant potentiellement à des éléments internes plutôt qu’à une décision officielle du mouvement islamiste.
Ces déclarations interviennent alors qu’Israël avait répliqué par des bombardements sur plusieurs sites de la bande de Gaza, faisant plusieurs victimes. L’armée israélienne avait justifié ces actions comme une réponse à ce qu’elle percevait comme une violation du cessez-le-feu par le Hamas. Après ces opérations, Tsahal avait indiqué avoir « repris l’application du cessez-le-feu ». Ces bombardements ont eu lieu dimanche, suite à des affrontements plus tôt dans la matinée près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Ces heurts, qui ont coûté la vie à deux soldats israéliens, auraient opposé une unité de la police gouvernementale du Hamas à des troupes israéliennes. Cependant, tant le Hamas que sa branche armée avaient pris leurs distances par rapport à ces événements dans des communiqués séparés.
Il est également rapporté que la Force Radea, une unité de police du gouvernement Hamas sous l’égide de son ministère de l’Intérieur, a mené, durant la semaine écoulée, des opérations de traque et d’exécution visant diverses milices et clans accusés de collaborer avec Israël. Par ailleurs, le vice-président américain, JD Vance, a indiqué qu’une éventuelle visite en Israël était envisagée dans les prochains jours pour suivre la mise en œuvre de l’accord. Vance a reconnu que le processus pourrait connaître des « hauts et des bas », mais s’est montré confiant dans sa capacité à instaurer une paix durable sur le long terme.