Publié le 2025-10-18 11:38:00. Un incident peu commun a perturbé l’intervention des bénévoles de l’Ambulance Animale près de Venray, dans le Limbourg néerlandais, hier après-midi. Un différend a éclaté avec un passant concernant le sort d’un chevreuil gravement blessé, entraînant une confrontation tendue.
- Un chevreuil gravement blessé, suspecté d’avoir une hémorragie interne, a été découvert près de Venray.
- Les volontaires de l’Ambulance Animale, après avis vétérinaire, ont décidé de l’euthanasie pour abréger ses souffrances.
- Un passant s’est opposé à cette décision, allant jusqu’à gêner le travail des intervenants et du garde-chasse.
L’alerte initiale faisait état d’une collision avec un cerf, mais sur les lieux, les bénévoles de l’Ambulance Animale Limbourg Nord ont constaté que l’animal, un chevreuil, était en état de choc et perdait beaucoup de sang. Selon leur évaluation, ces symptômes indiquaient une hémorragie interne.
« Même si nous aurions aimé aider, c’était à l’époque la solution la plus respectueuse des animaux », a indiqué l’Ambulance Animale sur Facebook, précisant que le gestionnaire de la faune et le vétérinaire avaient conclu que la fin de vie était la meilleure option pour l’animal. Les volontaires avaient d’ailleurs déjà partagé des images de la situation avec un vétérinaire avant l’arrivée du passant.
Ce dernier, qui n’avait pas lui-même contacté les secours, aurait insisté pour que le chevreuil soit emmené chez un vétérinaire. « Il a insisté pour que l’animal soit examiné par un vétérinaire », a raconté un porte-parole de Dierenambulance Limburg Noord à RTL News. Les volontaires ont alors demandé à l’homme de s’écarter. Le porte-parole a expliqué qu’un garde-chasse devait intervenir pour l’abattage de l’animal, afin qu’il puisse ensuite retourner à la nature et servir de nourriture à d’autres animaux en toute sécurité.
Cependant, la situation a dégénéré. L’homme aurait refusé de partir, se montrant agressif et menaçant envers les bénévoles et le garde-chasse. « Il a gêné le travail du garde-chasse et n’a cessé de répéter que l’animal devait aller chez le vétérinaire. Il s’est avéré qu’il n’avait aucune connaissance en matière d’animaux ni de médecine vétérinaire, donc je ne pense pas qu’il faille réagir de cette façon de toute façon », a déploré le porte-parole. L’homme aurait également proposé de prendre en charge les frais vétérinaires, une proposition jugée inutile puisque ces coûts sont déjà couverts par la province.
Afin d’éviter une aggravation des tensions, l’Ambulance Animale a finalement transporté le chevreuil blessé chez le vétérinaire. L’homme aurait suivi l’ambulance, avant d’être arrêté à l’accueil et de repartir en faisant du bruit. L’euthanasie rendant l’animal impropre à la consommation par d’autres animaux en raison des produits chimiques présents dans son corps, il n’a pas pu être réintégré dans la nature.
Le porte-parole a reconnu comprendre l’émotion de l’individu, tout en condamnant fermement l’obstruction au travail des volontaires et les agressions verbales dont ils ont été victimes. Il a rappelé que les bénévoles sont souvent confrontés à des désaccords basés sur l’ignorance, les gens pensant souvent que tous les animaux peuvent être sauvés. « Mais parfois, il faut faire des choix différents dans l’intérêt de l’animal. Un animal gravement blessé ne peut plus se rétablir, et il est alors préférable d’agir le plus rapidement possible. L’issue de cette situation n’était pas dans l’intérêt de l’animal », a-t-il conclu. L’Ambulance Animale Limburg Nord n’envisage pas de poursuites judiciaires, sauf si l’homme venait à en initier lui-même.