Publié le 19 février 2024 12:18:00. La Bulgarie accueille des avions militaires américains et du matériel de maintenance sur son territoire, dans le cadre d’exercices de l’OTAN visant à renforcer la vigilance de l’Alliance, alors que des tensions géopolitiques s’intensifient au Moyen-Orient.
- La Bulgarie soutient le déploiement d’avions américains pour des exercices de l’OTAN.
- Des appareils de l’US Air Force ont été observés à l’aéroport de Sofia.
- L’ancien vice-ministre des Affaires étrangères Milen Keremedchiev a identifié la présence de ravitailleurs et d’avions de transport.
Le gouvernement bulgare a confirmé son soutien à la présence d’avions américains et d’équipements de maintenance sur son sol, destinée à des formations liées aux activités de vigilance renforcée de l’Alliance (eVA). Selon un communiqué de l’ambassade américaine, ce déploiement s’effectue conformément aux accords bilatéraux d’accès, de base et de survol.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux par l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères, Milen Keremedchiev, montrent la présence de sept avions ravitailleurs militaires américains, ainsi que des avions cargo C-17 et C-130, et plusieurs Boeing 747, sur le tarmac de l’aéroport de Sofia. M. Keremedchiev a suggéré que ces appareils étaient en route vers l’Iran, estimant que la situation dans cette région pourrait rapidement évoluer :
« Ils sont en route vers l’Iran et « apparemment, il va faire très chaud là-bas très bientôt ». »
Milen Keremedchiev, ancien vice-ministre des Affaires étrangères
La nouvelle ministre des Affaires étrangères, Nadejda Neinski, a indiqué avoir demandé des informations sur la nature de ce déploiement et s’est engagée à communiquer dès qu’elle en aurait connaissance. Le ministère de la Défense a également publié un communiqué confirmant que les avions appartiennent à l’US Air Force et que leur présence vise à soutenir les formations liées aux activités de vigilance renforcée de l’Alliance, en particulier pour la maintenance des appareils.
Ce déploiement intervient dans un contexte international tendu, notamment à la lumière des informations selon lesquelles les États-Unis pourraient être prêts à intervenir militairement en Iran. Selon certaines sources, une décision finale reviendrait à l’ancien président américain Donald Trump.