Publié le 18 octobre 2025 à 16h35. Des milliers d’Américains ont manifesté ce samedi dans plusieurs villes du pays pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du président Donald Trump. Le mouvement « No Kings » fustige le comportement de l’administration et s’inquiète des tensions institutionnelles dans un contexte de fermeture du gouvernement fédéral.
- Le réseau progressiste « No Kings » organise des rassemblements pour s’opposer aux politiques de Donald Trump, qu’il juge « autoritaires » et « monarchiques ».
- Ces manifestations, les troisièmes du genre, interviennent alors que le gouvernement fédéral est paralysé depuis près de trois semaines.
- Les manifestants dénoncent la persécution des migrants, les coupes budgétaires dans les programmes sociaux et environnementaux, ainsi que la militarisation de certaines villes.
Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi dans les rues de plusieurs métropoles américaines, dont New York et Washington D.C., à l’appel du réseau progressiste « No Kings » (Pas de rois). Ce mouvement entend protester contre ce qu’il qualifie de « comportement autoritaire et monarchique » du président Donald Trump et de son administration. Les pancartes arboraient des slogans tels que « Résistez aux traîtres fascistes » et « Non aux couronnes, non aux rois », marquant un rejet clair des politiques gouvernementales.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions institutionnelles accrues, exacerbées par la fermeture actuelle du gouvernement fédéral, qui paralyse les services et les programmes depuis près de trois semaines. Les organisateurs du mouvement « No Kings » accusent le président d’agir « plus comme un monarque que comme un élu », menant un programme politique qui, selon eux, érode les fondements démocratiques du pays.
Parmi les griefs soulevés par les manifestants figurent les politiques de rétention des immigrants menées par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), les réductions significatives dans les budgets de l’éducation et de la protection environnementale, ainsi que le découpage électoral des circonscriptions (gerrymandering). La militarisation de certaines villes, comme Los Angeles, est également dénoncée comme une tentative d’étouffer les expressions pacifiques. L’inflation, qui a entraîné une hausse du coût de nombreux produits alimentaires, figure aussi parmi les préoccupations.
Il s’agit de la troisième manifestation d’ampleur depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, et elle est annoncée comme la plus importante à ce jour. Les précédents rassemblements, organisés en juin, faisaient suite à un défilé militaire critiqué par certains comme une « exposition de vanité personnelle » du président.
En réponse à ces mobilisations, des figures politiques républicaines, dont le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, ont qualifié l’événement de « rassemblement de haine contre les États-Unis », tentant ainsi de discréditer la portée démocratique de ces manifestations populaires.
La fermeture du gouvernement fédéral met à l’épreuve l’équilibre des pouvoirs, et les organisateurs de la manifestation alertent sur un exécutif « de plus en plus agressif » qui se confronte au Congrès et aux tribunaux, marquant, selon eux, une tendance vers l’autoritarisme.