Washington – Une nouvelle controverse secoue l’administration Trump aux États-Unis, alors que des accusations de dissimulation de documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein émergent. Des élus démocrates dénoncent une opération de dissimulation gouvernementale sans précédent, après la révélation que des documents mentionnant Donald Trump, dont des allégations d’agression sexuelle, ont été retirés des dossiers officiels.
Selon des informations rapportées par le New York Times et NPR, le ministère de la Justice américain (DoJ), dirigé par Pam Bondi, une proche collaboratrice du président républicain, aurait bloqué la publication de certains documents. Ces documents concernent des accusations selon lesquelles Donald Trump aurait agressé sexuellement une mineure.
Le New York Times précise que des notes du FBI résumant des interrogatoires menés en 2019 n’ont pas été intégralement rendues publiques. Une femme avait alors affirmé avoir été agressée sexuellement par Jeffrey Epstein et Donald Trump des décennies auparavant, alors qu’elle était mineure. Sur les quatre interrogatoires réalisés, seul un résumé – évoquant les accusations contre Jeffrey Epstein – a été diffusé.
Les élus démocrates de la commission de supervision de la Chambre des représentants affirment avoir enquêté sur la gestion des accusations de 2019 par le FBI et soutiennent que le ministère de la Justice semble avoir illégalement retenu des interrogatoires avec la victime présumée. Ils ont exprimé leur indignation sur X, qualifiant la situation de « plus grande opération de dissimulation du gouvernement dans l’histoire moderne » et exigeant des réponses.
Le ministère de la Justice a réagi en demandant aux élus démocrates de « cesser de tromper le grand public en fabriquant de l’indignation de la part de leur base radicale anti-Trump ». Le DoJ affirme qu’aucun document n’a été supprimé, mais que certains documents dupliqués, soumis à une interdiction légale de publication ou liés à une enquête fédérale en cours, n’ont pas été publiés.
Le 30 janvier, le ministère de la Justice avait publié « plus de trois millions de pages » en partie caviardées du dossier Epstein, se disant ainsi conforme à une loi adoptée en novembre par le Congrès, qui exigeait une transparence totale sur cette affaire politiquement sensible. Cependant, de nombreuses victimes de Jeffrey Epstein s’indignent du caractère incomplet de la divulgation et de l’absence de suites judiciaires concernant les complices présumés du financier.
Donald Trump, qui fréquentait les mêmes cercles que Jeffrey Epstein, a toujours nié avoir eu connaissance du comportement criminel de ce dernier et affirme avoir rompu tout lien avec lui bien avant ses ennuis judiciaires.