Publié le 2025-11-03 11:30:00. Un commerçant de Helmond, aux Pays-Bas, témoigne de sa consternation face à la multiplication des vols commis par des enfants dans sa confiserie. Ces méfaits, souvent d’ampleur surprenante, poussent le gérant à reconsidérer sa politique d’accueil des plus jeunes.
- Des enfants de plus en plus jeunes, parfois dès 5 ans, sont pris en flagrant délit de vol de bonbons dans un magasin de Helmond.
- Le commerçant constate une audace grandissante chez ces jeunes voleurs, certains n’exprimant aucune honte, voire un sentiment de défi.
- Au-delà du simple vol de confiseries, le vandalisme et des cambriolages mineurs impliquant des adolescents ont également été signalés.
Marcel Aarts, propriétaire de la confiserie « Zoete Inval » à Helmond, est désabusé. Le mois dernier encore, il a surpris une douzaine d’enfants en train de remplir leurs poches de bonbons. L’âge de ces jeunes contrevenants, généralement entre 9 et 13 ans, est d’autant plus préoccupant qu’un enfant de seulement 5 ans faisait partie du groupe. « Je comprendrais encore si c’était pour un seul bonbon, même si ce n’est pas excusable », confie le commerçant, « mais là, ils remplissent carrément leurs poches. »
Le préjudice financier n’est pas négligeable. Marcel Aarts estime les vols à des sommes considérables, allant parfois jusqu’à trente ou vingt euros par incident, sans parler des « paniers entiers » dévalisés. Une vague de vols avait marqué une période il y a deux ans, liée à un « défi TikTok » où le but était de voler le plus possible. Si cette tendance s’est estompée, le problème persiste, les jeunes continuant de dérober des articles coûteux et de remplir leurs poches.
Ce qui inquiète le plus Marcel Aarts, c’est le manque de réaction de ces jeunes face à la honte d’être pris. « Ils n’ont plus peur du tout », constate-t-il. Il raconte avoir attrapé deux enfants qui avaient déjà volé la veille et avaient été filmés. Interrogés sur leurs intentions, ils auraient répondu qu’ils revenaient « en chercher davantage », avouant leur méfait sans gêne apparente. Certains stratagèmes sont particulièrement audacieux, comme cette jeune fille qui avait utilisé un manteau de sa mère aux poches plus larges pour emporter un butin plus conséquent, ou encore ce garçon de 5 ans agissant de concert avec sa sœur aînée, parcourant les étalages.
« Il faut donner une leçon aux enfants. »
Marcel Aarts, commerçant
La surveillance du magasin, de grande taille et souvent animé par une clientèle familiale et professionnelle, s’avère complexe. C’est souvent grâce aux images des caméras de surveillance que les vols sont découverts a posteriori. Marcel Aarts a dû prendre des mesures, allant jusqu’à retirer deux étagères pour améliorer la visibilité. La police intervient régulièrement, emmenant les enfants chez leurs parents. « La police fait un travail formidable », assure le commerçant. « Il faut donner une leçon aux enfants. » Il espère que la collaboration avec la police et les parents permettra de marquer les esprits, ne serait-ce que par une « petite frayeur » lors d’une intervention parentale.
« Si vous avez un magasin de bonbons, vous ne pouvez plus laisser entrer les enfants. »
Marcel Aarts, commerçant
Les méfaits ne se limitent pas aux vols. Le vandalisme est également une préoccupation, avec des enfants qui écrasent des lapins de Pâques ou cassent des sucettes, parfois coûteuses car importées d’Amérique. Face à cette situation, Marcel Aarts envisage sérieusement d’interdire l’accès aux enfants non accompagnés. « Mais alors, vous avez un magasin de bonbons et vous ne pouvez plus laisser entrer les enfants », soupire-t-il, soulignant le paradoxe.
Il y a deux mois, le magasin a même été victime d’un cambriolage, perpétré par des adolescents âgés de 15 ans. L’alarme s’est déclenchée, effrayant les cambrioleurs qui n’ont rien dérobé. L’un d’eux serait revenu le lendemain pour commander des boissons, tandis qu’un autre aurait proféré des menaces. Les dégâts causés par ce cambriolage ont depuis été réparés par les cinq auteurs, qui semblent avoir perdu leur « fou rire » face aux conséquences.