Journalistes emprisonnés en Biélorussie et en Géorgie, lauréats du prix Sakharov de l’UE
Le prestigieux prix Sakharov, la plus haute distinction de l’Union européenne en matière de droits de l’homme, a été décerné cette année à deux journalistes incarcérés, respectivement en Biélorussie et en Géorgie. L’annonce a été faite mercredi par Roberta Metsola, présidente du Parlement européen.
Andrzej Poczobut, correspondant pour le journal polonais de renom Gazeta Wyborcza, a été condamné à huit ans de prison pour « atteinte à la sécurité nationale de la Biélorussie ». Il purge actuellement sa peine dans la colonie pénitentiaire de Novopolotsk.
De son côté, Mzia Amaghlobeli, journaliste géorgienne reconnue pour avoir fondé deux médias indépendants dans son pays, a été reconnue coupable en août dernier. Son affaire concerne une altercation avec un chef de la police lors d’une manifestation antigouvernementale. Elle a écopé d’une peine de deux ans de prison, une décision vivement critiquée par les organisations de défense des droits humains qui y voient une tentative d’étouffer la liberté de la presse.
S’adressant au Parlement réuni à Strasbourg, Roberta Metsola a souligné la situation de ces deux professionnels des médias : « Tous deux sont des journalistes actuellement emprisonnés sur la base d’accusations forgées de toutes pièces simplement pour avoir fait leur travail et dénoncé l’injustice. Leur courage a fait d’eux des symboles de la lutte pour la liberté et la démocratie. »