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Des nuages ​​de gaz géants découverts dans une galaxie lointaine : de nouveaux indices sur la formation des étoiles

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Publié le 26 février 2026 à 01:35:00. Une équipe internationale d’astronomes a découvert plus de 1 285 nuages moléculaires géants dans la galaxie lenticulaire NGC 1387, offrant de nouvelles perspectives sur la formation des étoiles et l’évolution des galaxies.

Des astronomes ont identifié 1 285 nuages moléculaires géants au sein de la galaxie NGC 1387 grâce au radiotélescope ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array). Cette découverte, publiée dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, révèle des similitudes avec la Voie lactée, mais aussi des particularités inattendues dans les propriétés de ces nuages, susceptibles de faire évoluer notre compréhension de la formation stellaire et de l’évolution galactique.

Située à 62,9 millions d’années-lumière (environ 53 mégaparsecs) dans le amas de la Fournaise, la galaxie NGC 1387 s’étend sur environ 60 000 années-lumière et possède une masse estimée à 50 milliards de fois celle du Soleil. Des études antérieures avaient déjà révélé la présence d’environ 320 millions de masses solaires de gaz moléculaire, réparti dans un disque symétrique en rotation.

Selon les experts, le gaz moléculaire est essentiel pour comprendre la formation des étoiles et l’évolution des galaxies, mais les nuages moléculaires géants (CMG) des galaxies de type précoce (ETG) sont rarement étudiés. Comme l’expliquent les auteurs,

« Le gaz moléculaire est crucial pour comprendre la formation des étoiles et l’évolution des galaxies, mais les nuages moléculaires géants (CMG) des galaxies de type précoce (ETG) ont rarement été étudiés. »

L’étude, menée dans le cadre du projet WISDOM (étude interférométrique des masses d’objets sombres par ondes millimétriques) par Fu-Heng Liang de l’Université d’Oxford et ses collaborateurs, a utilisé des observations à haute résolution obtenues grâce à ALMA. Les données montrent que les étoiles et le gaz moléculaire de NGC 1387 partagent le même mouvement de rotation. Le noyau de la galaxie présente des émissions nucléaires à faible ionisation, une caractéristique spécifique de certaines régions galactiques à faible activité énergétique.

Le taux de formation d’étoiles observé dans NGC 1387 se situe entre 0,008 et 0,082 masses solaires par an, ce qui indique une production stellaire modérée. Les nuages moléculaires géants, structures denses d’hydrogène moléculaire et de poussière, sont les principaux réservoirs pour la naissance de nouvelles étoiles. Ces structures, dont la masse dépasse 100 000 masses solaires et le diamètre varie entre 15 et 600 années-lumière, représentent les zones les plus froides et les plus denses du milieu interstellaire.

L’analyse révèle que le spectre de masse des nuages moléculaires dans NGC 1387 présente une coupure à environ 1,5 million de masses solaires, ce qui indique l’absence de nuages moléculaires géants de grande taille dans l’échantillon étudié. Cette tendance est similaire à celle observée à la périphérie de la Voie lactée, suggérant des mécanismes communs dans la formation des nuages interstellaires entre différentes galaxies.

Les chercheurs soulignent que la rotation interne des nuages moléculaires géants de NGC 1387 ne correspond pas directement au mouvement circulaire principal de la galaxie. Ils estiment que les résultats obtenus grâce à ALMA démontrent que les galaxies de type précoce, comme NGC 1387, présentent une plus grande diversité dans les propriétés de leurs nuages moléculaires que ce que l’on pensait auparavant. Ils recommandent donc d’étendre les observations du gaz moléculaire froid à un plus grand nombre de galaxies afin de valider ces conclusions et de mieux comprendre les processus de formation et d’évolution galactique.

Selon la NASA,

« Les étoiles se forment dans de grands nuages de gaz et de poussière appelés nuages moléculaires. »

Ces nuages moléculaires ont une masse qui varie entre 1 000 et 10 millions de fois celle du Soleil et peuvent s’étendre jusqu’à des centaines d’années-lumière. Ces nuages sont froids, ce qui provoque une agglomération du gaz, créant des poches de haute densité.

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